Catégorie : Actualité

  • Le rôle de l’enseignement supérieur en contexte de polycrise

    Le rôle de l’enseignement supérieur en contexte de polycrise

    Le rôle de l’enseignement supérieur en contexte de polycrise

    Dans un contexte marqué par une polycrise, où les crises climatique, environnementale, géopolitique, économique et sociale s’entrecroisent et s’amplifient, il importe de réfléchir aux défis qu’elle pose, ainsi qu’au rôle essentiel de l’enseignement supérieur pour y répondre.

    Lors de l’assemblée plénière du 9 avril, dont l’objectif était notamment de dégager une vision commune de celui-ci, le Conseil de l’enseignement supérieur a constaté que le rôle de nos institutions dépasse celui de l’analyse et de la transmission des savoirs, il inclut aussi la transformation et l’action. Les institutions de l’enseignement supérieur doivent exercer un rôle de premier plan pour aider nos sociétés à naviguer à travers cette polycrise.

    Parmi les solutions évoquées durant l’assemblée, le fait que l’enseignement supérieur doit former des citoyennes et des citoyens capables d’affronter les bouleversements en cours, de contribuer à la recherche sur les phénomènes environnementaux et sociaux liés aux crises évoquées, de modifier les contenus enseignés et les façons de transmettre les savoirs, ainsi que de modifier ses pratiques institutionnelles, en collaboration avec d’autres acteurs sociaux, dont les gouvernements et les groupes d’intérêt.

  • Une journée exceptionnelle consacrée à l’enseignement supérieur

    Une journée exceptionnelle consacrée à l’enseignement supérieur

    Une journée exceptionnelle consacrée à l’enseignement supérieur

    La première assemblée plénière du Conseil de l’enseignement supérieur s’est tenue le 9 avril à l’ÉNAP. Celle-ci a rassemblé les membres du Conseil, ainsi que plusieurs acteurs de l’enseignement supérieur québécois, notamment des collèges et des universités.

    Au terme de la journée intitulée « L’enseignement supérieur face à la polycrise : penser et agir pour un avenir viable », le Conseil a atteint les objectifs qu’il s’était fixés, notamment de :

    • Comprendre davantage la nature des crises qui traversent l’ordre international, le Québec et l’enseignement supérieur dans son ensemble;
    • Repérer et partager les bonnes pratiques;
    • Formuler des pistes d’action pour les collèges, les universités et les autres actrices et acteurs de l’enseignement supérieur ainsi que pour la ministre de l’Enseignement supérieur.

    Déroulement de la journée

    Plus d’une centaine de participantes et de participants ont pris part à l’assemblée, dont la conférence d’ouverture a été prononcée par Mme Ryoa Chung, professeure à l’Université de Montréal.

    Une table ronde animée par Mme Dominique Payette et composée de M. Dave Anctil, du Collège Jean-de-Brébeuf, de M. François Delorme, de l’Université de Sherbrooke, de Mme Élisabeth Vallet, du Collège militaire royal de Saint-Jean, et de M. Alain Webster, de l’Université de Sherbrooke, a suivi.

    Des ateliers consacrés à dégager des constats et à identifier des pistes de solution, afin d’esquisser comment l’enseignement supérieur peut répondre à la polycrise, se sont tenus en après-midi. M. Christian Blanchette, du Bureau de coopération interuniversitaire, M. Patrick Bérubé, de l’Association des collèges privés du Québec, et Mme Marie Montpetit, de la Fédération des cégeps ont conclu la journée à titre de grands témoins.

    Le Conseil entend enfin mettre à profit les réflexions partagées pour alimenter ses travaux en cours, dont le rapport bisannuel sur l’état et les besoins en enseignement supérieur destiné à la ministre de l’Enseignement supérieur.

    L’organisme tient à remercier M. Hugo Cyr et l’ÉNAP pour leur accueil chaleureux, les personnes qui ont fait des présentations et celles qui ont participé à cet événement, qui ont contribué à faire de cette journée un moment de rassemblement unique.

  • Le Conseil poursuit ses activités

    Le Conseil poursuit ses activités

    Le Conseil poursuit ses activités

    L’annonce officielle de la transformation du Conseil en Conseil de l’enseignement supérieur constitue un signal clair quant à l’importance accordée à ce secteur au Québec.

    Fort de son indépendance et de son expertise, le Conseil entend renforcer sa contribution aux réflexions et éclairer les décisions et les politiques publiques. À ce jour, le Conseil poursuit activement ses travaux en enseignement supérieur. Parmi ses chantiers en cours :

    • la Commission de l’enseignement et de la recherche au collégial mène actuellement des travaux portant sur la gouvernance du système d’enseignement collégial sous l’angle de sa mission éducative
    • la Commission de l’enseignement et de la recherche universitaires prépare un rapport sur les programmes courts de 1er cycle universitaire
    • le Comité du rapport sur l’état et les besoins en enseignement supérieur recense les grandes tendances en enseignement supérieur, tant à partir des travaux d’organismes nationaux et internationaux que des préoccupations exprimées par les actrices et les acteurs du milieu québécois.
  • La relation de confiance et l’intégrité académique

    La relation de confiance et l’intégrité académique

    La relation de confiance et l’intégrité académique

    Lors des consultations pour la rédaction du rapport Intelligence artificielle générative en enseignement supérieur : enjeux pédagogiques et éthiques, plusieurs préoccupations relatives à la confiance ont été soulevées en lien avec l’utilisation des outils d’IA générative pour l’évaluation des apprentissages, aussi bien du côté des personnes étudiantes que de celui des personnes enseignantes.

    Considérant qu’il est essentiel de garantir une évaluation juste et équitable qui préserve l’intégrité académique, et considérant qu’il s’avère nécessaire d’établir un partage des responsabilités relatives à l’intégrité académique entre les établissements d’enseignement supérieur, les personnes enseignantes et les personnes étudiantes, le rapport recommande que ceux-ci développent et promeuvent des stratégies facilitant la discussion, l’ouverture et la confiance au sujet de l’utilisation de l’IA générative.

    Le rapport recommande également au ministère de l’Enseignement supérieur d’offrir un soutien au développement professionnel des personnes enseignantes de même que des membres du personnel professionnel (ex.: technopédagogues) en matière d’évaluation des apprentissages, en leur permettant de bénéficier du temps, de la formation, des ressources et de l’accompagnement professionnel nécessaires à l’ajustement de leurs pratiques évaluatives.

    Pour en savoir plus sur les recommandations, consultez le rapport.

  • Vers une culture de la RAC

    Vers une culture de la RAC

    Vers une culture de la RAC

    La 2e édition du Forum sur la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) à l’université, organisé par le Bureau de coopération interuniversitaire, proposait une réflexion sur la manière d’instaurer une véritable culture de la RAC afin de mieux répondre aux besoins des personnes apprenantes. Or, le Conseil a mené différents travaux à ce sujet.

    Le rapport Profession enseignante au Québec : voies d’accès actuelles et potentielles propose un chapitre sur la reconnaissance des acquis expérientiels et les besoins éducatifs des apprenantes et des apprenants adultes, où le Conseil présente certains principes sur lesquels doit se fonder la RAC :

    • La RAC fait également l’objet de l’avis La reconnaissance des acquis et des compétences au collégial : une avenue à optimiser et à promouvoir qui présente un portrait du cadre de la RAC dans les collèges et des pistes de solution pour en élargir la portée.
    • La RAC ne doit pas être vue comme un chemin plus court vers l’obtention d’un brevet (ou d’un diplôme), mais comme une évaluation juste des compétences et des connaissances de la personne, acquises de manière formelle ou non.
    • Elle s’appuie sur les principes du droit à la reconnaissance pour les acquis pouvant être démontrés, du droit de ne pas être forcé d’apprendre de nouveau ce qui est déjà maîtrisé et de la transparence du système.
    • La RAC se fonde sur la démonstration des compétences et des connaissances, et non sur le temps passé à exercer une activité.
    • Elle doit pouvoir répondre aux besoins des personnes apprenantes, tout en conservant la qualité des diplômes décernés.

    La RAC fait également l’objet de l’avis La reconnaissance des acquis et des compétences au collégial : une avenue à optimiser et à promouvoir qui présente un portrait du cadre de la RAC dans les collèges et des pistes de solution pour en élargir la portée.

  • La recherche collégiale, un levier essentiel pour enrichir la formation

    La recherche collégiale, un levier essentiel pour enrichir la formation

    La recherche collégiale, un levier essentiel pour enrichir la formation

    Le rôle de la recherche dans les collèges du Québec est parfois méconnu, mais il n’en demeure pas moins un pan considérable de leur mission. Dans son avis Recherche et formation au collégial : une synergie à promouvoir, le Conseil reconnaît d’emblée que la recherche est présente dans les collèges depuis les débuts. Elle y est aujourd’hui vivante, diversifiée et bien ancrée.

    L’intégration accrue de cette recherche à la formation collégiale représente une piste prometteuse, susceptible d’enrichir la qualité de l’enseignement, de stimuler l’engagement étudiant et de contribuer à la formation de citoyens éclairés et responsables.

    Il faut également considérer que le collégial possède une riche tradition de travail en réseau à mettre à profit pour maximiser l’impact de la recherche, mutualiser les expertises développées et assurer un partage des meilleures pratiques.

    L’avis, publié en 2025, propose une vision novatrice afin de créer un environnement éducatif dynamique, en phase avec les avancées scientifiques et technologiques, en plus de contribuer à l’essor de la recherche et de stimuler la participation de la relève dans le milieu.

  • Des travaux sur la collaboration universitaire et la recherche

    Des travaux sur la collaboration universitaire et la recherche

    Des travaux sur la collaboration universitaire et la recherche

    Le Conseil a présenté trois publications liées à la collaboration universitaire et la recherche lors de la Rencontre du Réseau des vice-rectrices ​et des vice-recteurs universitaires.

    D’abord, dans l’avis Pour une recherche universitaire diversifiée, reflet et moteur de la société, le Conseil recommande d’encourager l’intensification des collaborations entre la recherche universitaire et la recherche collégiale. Il constate que les réalités et les pratiques de la recherche diffèrent entre ces deux réseaux, mais que la recherche interordres est en croissance.

    Ensuite, le rapport Intelligence artificielle générative en enseignement supérieur: enjeux pédagogiques et éthiques évoque une prise en charge collective des enjeux soulevés par les systèmes d’IA en enseignement supérieur​. Selon ce rapport, tout encadrement futur de l’IA générative devra être développé selon une approche collective, démocratique et coconstruite, qui s’appuiera sur l’expertise de la communauté académique et scientifique.

    Enfin, dans l’avis Recherche et formation au collégial: une synergie à promouvoir, le Conseil recommande aux collèges et aux universités d’établir des maillages intercollèges et interordres, par exemple entre les chercheuses et les chercheurs des départements, des programmes ou des CCTT des collèges et ceux des universités, ainsi qu’entre les étudiantes et les étudiants de ces deux ordres d’enseignement.

  • La liberté académique pour exercer la mission des établissements

    La liberté académique pour exercer la mission des établissements

    La liberté académique pour exercer la mission des établissements

    Le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante a diffusé un webinaire intitulé : « Liberté académique/pédagogique et liberté d’expression ». La conférencière, Maryse Potvin, a exposé que la science, les institutions du savoir et les libertés d’expression et académiques, sont menacées entre autres par la désinformation, le complotisme, la propagande antiscientifique, le tout amplifié par les réseaux sociaux.

    Le Conseil a publié un mémoire sur la liberté académique en 2021, dans lequel elle apparait comme une condition à l’exercice de la mission des institutions. Dans ce mémoire, le Conseil recommande de « reconnaître la liberté académique, dans ses dimensions individuelle et institutionnelle, comme une condition nécessaire de l’accomplissement des missions respectives des universités et des collèges en matière d’enseignement, de recherche et de création, de transfert de connaissances et de services à la collectivité ». Il est à souligner que le Conseil considère en effet que la réflexion sur la liberté académique dépasse la sphère universitaire et doit également inclure le collégial.

    «  Finalement, pour le Conseil, l’enjeu de l’exercice de la liberté académique dans le respect de la dignité des personnes comporte une dimension éducative plus vaste qui concerne les questions de citoyenneté, d’éthique et de vivre-ensemble. Ces valeurs sont portées par les visées du système éducatif québécois dès le plus jeune âge et le développement de compétences en cette matière devrait être pensé en amont et dans une perspective d’éducation tout au long de la vie ».

  • La recherche, un des piliers des travaux du Conseil

    La recherche, un des piliers des travaux du Conseil

    La recherche, un des piliers des travaux du Conseil

    En vue d’accomplir sa mission, le Conseil base ses travaux sur trois piliers : les connaissances issues de la recherche, les savoirs d’expériences et les délibérations de ses instances. Dans ce contexte, il produit des synthèses de connaissances issues de la recherche, inclusives de travaux rigoureux issus des différentes perspectives, qui s’avèrent donc nuancées.

    Puisque la recherche constitue un pilier pour éclairer les politiques publiques, elle doit être menée selon les meilleurs standards. Le Conseil mentionnait d’ailleurs dans un avis publié en 1998 que la « formation au métier de chercheur (ou de créateur) comporte des exigences pédagogiques, nécessite des ressources et doit répondre à certaines normes de qualité qui se définissent selon les disciplines ».

    Aussi, dans son avis de 2023, le Conseil constate « que l’articulation entre la recherche et la société repose sur l’accès à la recherche et à ses résultats, ce à quoi participe le mouvement pour la science ouverte et le libre accès ainsi que les relations entre le monde scientifique et l’univers médiatique ».

    Enfin, selon le Conseil, formation et recherche gagnent à s’enrichir mutuellement, et ce, dès le collégial. C’est l’objet de son avis intitulé Recherche et formation au collégial : une synergie à promouvoir.

  • Pour un développement optimal de la recherche au collégial

    Pour un développement optimal de la recherche au collégial

    Pour un développement optimal de la recherche au collégial

    Dans son avis consacré à la recherche au collégial, le Conseil recommande que tous les établissements du réseau collégial se dotent d’une solide structure de gouvernance et d’organisation de la recherche, qui soit cohérente et efficace pour envisager des bénéfices pour la formation.

    De plus, il considère que le développement de la recherche passe par une pleine reconnaissance dans les lois encadrant l’enseignement collégial, la mise en place de bureaux de la recherche dans tous les établissements ainsi que la collaboration des milieux entre eux et avec les organismes les appuyant.

    L’avis recommande également d’optimiser les conditions de pratique de la recherche pour le personnel enseignant des collèges. Ce dernier, hautement qualifié, possède une expertise précieuse, mais plusieurs obstacles freinent son engagement en recherche : organisation du travail, accès aux ressources, financement.

    La diffusion et le transfert de la recherche collégiale sont des éléments cruciaux pour améliorer l’articulation entre la recherche et la formation. Le Conseil constate que la diffusion de la recherche collégiale constitue un enjeu persistant et que des leviers demeurent à trouver pour mieux faire connaître l’ensemble de ses résultats, de sorte que les connaissances générées puissent être largement partagées puis utilisées pour enrichir la formation.

    Ces recommandations ne sont que quelques-unes de celles qui sont formulées par le Conseil dans son avis. Consultez-le pour en savoir plus!