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Octobre et novembre 2012

La Veille recense l'information ainsi que les documents consacrés à l’équité salariale au Québec, ailleurs au Canada et, lorsque l’information s’y prête, à l’international. Plus particulièrement, elle s’emploie à rendre compte de la façon la plus complète possible de l’actualité et des documents traitant de l’équité salariale. La Veille a également comme champ d’intérêt l’étude de la relation d’emploi, la rémunération et d’autres sujets jugés pertinents. Toutefois, elle ne prétend pas faire une recension exhaustive de l’information. À cet égard, le contenu de la Veille est le résultat de choix effectués par la rédaction.

Le fait de diffuser cette information ne signifie nullement que la Commission de l’équité salariale en approuve ou non le contenu : son rôle se limite à la faire connaître.


Le présent bulletin couvre la période du 11 octobre au 30 novembre 2012.


La Commission de l’équité salariale (CES) tient à remercier M. Jean-François Guilloteau du ministère du Travail du Québec pour sa précieuse collaboration au développement de cette veille.

Si vous avez des commentaires ou des questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous : veille.strategique@ces.gouv.qc.ca


 

SOMMAIRE

 

1. ÉQUITÉ SALARIALE

Au Québec

 

Ailleurs au Canada

 

Ailleurs dans le monde

EUROPE

 

2. ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Au Québec

 
 

Ailleurs au Canada

 
 

Ailleurs dans le monde

 

AMÉRIQUE DU NORD

EUROPE

 

3. AUTRES SUJETS

Au Québec

Ailleurs au Canada

Ailleurs dans le monde

AMÉRIQUE DU NORD

EUROPE

AFRIQUE


1. ÉQUITÉ SALARIALE

Au Québec

Lancement du Dictionnaire encyclopédique de l'administration publique

L’Observatoire de l’administration publique de l'ENAP a lancé, le 8 novembre dernier, le Dictionnaire encyclopédique de l’administration publique. Regroupant plus de 70 termes ou notions, présentés en français et en anglais, cet outil s'adresse aux étudiants, aux praticiens, aux chercheurs et à toutes les personnes intéressées par l’administration publique. Ce dictionnaire se caractérise par des définitions de mots possédant une particularité propre au domaine de l’administration publique.

Nous vous invitons à consulter la définition du concept d’ « équité » en cliquant ici.


Rapport annuel de gestion 2011-2012 de la Commission de l'équité salariale
Ce document fait état des résultats atteints durant l'année 2011-2012 par la Commission de l'équité salariale en vertu de son Plan stratégique 2009-2014. Il présente en outre les réalisations de la Commission en vertu d’un ensemble d’exigences législatives et réglementaires qui touchent les services offerts, le personnel et la clientèle.

L’année écoulée a été particulièrement marquée par trois thèmes, ayant chacun mobilisé le personnel de la Commission de manière intensive :

Déclaration de l’employeur en matière d’équité salariale (DEMES)

Afin de permettre à la Commission de mesurer le taux d’application de la Loi et de baliser ses activités de soutien et de vérification, la DEMES a été mise en ligne le 31 mars 2012.


Processus décisionnel et traitement des plaintes et des différends

Un grand nombre de plaintes a été déposé à la fin de l’année 2010-2011 et au début de l’année 2011-2012, ce qui a notamment requis une révision des procédures.

Partenariat

La Commission a accentué ses activités de partenariat avec diverses associations patronales, syndicales, professionnelles et des groupes de femmes afin de mieux répondre aux interrogations de ces clientèles. De plus, les travaux du Comité consultatif des partenaires se sont poursuivis.

Pour consulter le Rapport annuel de gestion 2011-2012, clliquez ici.

 

Ailleurs au Canada

Les travailleuses syndiquées d’une université francophone au Nouveau-Brunswick et leurs perceptions de l’iniquité salariale.
Ce mémoire de maîtrise a comme objet d’étude la perception des femmes quant à l'iniquité salariale. En raison du manque de connaissances sur ce sujet et du faible nombre d'études sur les emplois typiquement féminins, l’auteure a entrepris une recherche qualitative auprès de travailleuses du Nouveau-Brunswick. Les objectifs de cette démarche étaient de recueillir les perceptions des travailleuses qui occupent un emploi typiquement féminin syndiqué au sein d'une université à propos de l'iniquité salariale, de leurs conditions de travail, de la nature de leur emploi ainsi que des solutions proposées par les acteurs impliqués dans le dossier. L’auteure documente également leurs perceptions par rapport aux mouvements sociaux. Même s’il est difficile de généraliser les résultats en raison de l’échantillon à l’étude, cette recherche nous donne des pistes de réflexion intéressantes pour des projets en travail social et en études féministes.

Pour consulter ce document, cliquez ici.

 

« C-38 : un mammouth au Parlement »

Radio-Canada nous apprend que « Le projet de loi C-38 sur le budget déposé par le gouvernement Harper en avril suscite de vives réactions de la part de l’opposition et de centaines de groupes de la société civile. [...] Le volumineux document de plus de 400 pages ne consacre qu’une cinquantaine d’articles aux mesures fiscales. Pour le reste, le C-38 propose l’abrogation ou la modification de 69 lois portant sur des thèmes aussi variés que l’environnement, la fiscalité, l’immigration et la sécurité de la vieillesse ». Ce projet de loi comprend, entre autres, l'abolition de l'équité salariale dans les contrats fédéraux.

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Ailleurs dans le monde

EUROPE

La multinationale GDF Suez signe un accord sur l'égalité des sexes à l'échelle européenne

L'European Industrial Relations Observatory (EIRO) nous apprend qu'en juin 2012, la multinationale GDF Suez a signé un accord européen sur l'égalité entre les femmes et les hommes avec trois fédérations syndicales européennes. La société espère que cet accord novateur apportera une contribution significative à garantir un salaire égal pour un travail de valeur équivalente pour les hommes et les femmes à tous les niveaux de l'entreprise, à augmenter la proportion de femmes dans les contrats à durée indéterminée et à donner à tous les travailleurs un meilleur équilibre travail-famille.

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2. ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Au Québec

 

« Quels secteurs d'avenir pour les femmes cadres? »
Olivier Schmoucker de lesaffaires.com nous apprend que selon les résultats d’un sondage mené par Ipsos Reid, certains secteurs économiques seraient plus propices à l'avancement professionnel pour les femmes cadres que d'autres. Pour ne mentionner que quelques-uns de ceux-ci : le secteur de la santé, le secteur de l’éducation, les organismes à but non lucratif et les services financiers.

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« Réalisatrices télé: où sont les femmes? »
Hugo Dumas de La Presse discute de la place des femmes dans la profession de réalisateur télé. « Autant à V qu'à Radio-Canada, Télé-Québec ou TVA, les directeurs des programmes sont tous... des femmes. Les femmes signent ou coécrivent la plupart des téléromans en ondes présentement. Les femmes regardent plus d'émissions dramatiques que les hommes. Et pourtant, les femmes réalisatrices se cognent encore au « plafond de verre » quand vient le temps se s'installer derrière la caméra pour une grosse publicité ou une coûteuse série de fiction ». En effet, sur les 48 émissions de télé les plus regardées au Québec de 2007 à 2010, aucune n'a été réalisée en solo par une femme.

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« Le Nord des femmes »
Le 18 octobre dernier, le Conseil du statut de la femme a rendu public un document intitulé Les femmes et le Plan Nord : pour un développement nordique égalitaire. Dans cet entretien mené par Nathalie Bissonnette de La Gazette des femmes, Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme, expose une série de recommandations visant à optimiser le potentiel du projet de développement du Nord québécois, afin qu’il profite à l’ensemble de la société québécoise par une plus grande égalité entre les hommes et les femmes. Pour ne citer que quelques exemples : formations ciblées dans les communautés autochtones et les localités visées par le Plan Nord, adoption de programme d’accès à l’égalité en emploi par les minières, programme de mentorat, tournée des écoles secondaires avec des femmes exerçant des métiers non traditionnels et instauration de la parité au conseil d’administration de la Société du Plan Nord.

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La situation des agricultrices au Québec
En octobre dernier se tenait l’assemblée annuelle de la Fédération des agricultrices du Québec, qui soulignait le 25e anniversaire de l’organisation. La Gazette des femmes nous présente ici la situation particulière de ces travailleuses dont le statut s’est amélioré depuis quelques années, mais pas autant que ces dernières le souhaiteraient.


Faits saillants (2008) :

  • Près de 12 000 femmes étaient propriétaires ou copropriétaires d’une exploitation agricole, soit le quart (26 %) de tous les propriétaires et copropriétaires;
  • La majorité des agricultrices (94 %) avaient des enfants ou vivaient avec les enfants de leur conjoint;
  • Près de 24 % de la relève québécoise en agriculture était féminine;
  • Près de 25 % des agricultrices travaillaient plus de 60 heures par semaine;
  • Seulement 20 % des agricultrices recevaient un salaire provenant de l’exploitation agricole.

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Progression vers l’égalité hommes-femmes sur le plan de la scolarisation
Productivité et prospérité au Québec – Bilan 2012 est une publication du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal. Ce rapport fait le point sur l’évolution de la productivité et du niveau de vie tant au Québec qu’au Canada et propose des mesures concrètes visant à accroître le niveau de vie des Québécois et des Canadiens. Une section de ce document se consacre à l’analyse de la scolarisation des Québécois depuis 50 ans et les données disponibles permettent un examen des différences hommes-femmes concernant ce sujet (scolarisation universitaire).

Faits saillants :

  • Dans les années 1970, toute proportion gardée, le Québec comptait deux fois plus d’hommes titulaires d’un grade universitaire que de femmes. Selon les données du Recensement de 1971, c’était le cas de 6,6 % des hommes de 15 ans et plus, contre seulement 2,7 % des femmes;
  • La situation ne différait pas dans les autres provinces. En Ontario, 7,3 % des hommes de 15 ans et plus étaient titulaires d’un grade universitaire en 1971 alors que chez les femmes, cette proportion dépassait à peine 3 %. Du côté de la Colombie-Britannique, ces proportions s’élevaient respectivement à 6,6 % et 3,3 %. En somme, on peut conclure qu’au début des années 1970, partout au Canada, les femmes qui allaient l’université étaient proportionnellement deux fois moins nombreuses que les hommes;
  • Des progrès très importants ont été observés entre 1971 et 2006. En trente-cinq ans, la proportion des femmes de 15 ans et plus titulaires d’un grade universitaire a plus que quintuplé. En 2006, au Québec,  16,4 % d’entre elles avaient fait des études universitaires, une proportion somme toute identique à celle observée chez les hommes (16,6 %);
  • S’il s’agit d’un rattrapage particulièrement rapide, le cas du Québec n’est cependant pas unique. En 2006, le niveau de scolarisation des femmes en Ontario et en Colombie-Britannique était également plus de cinq fois supérieur à celui observé au début des années 1970. Les disparités hommes-femmes se sont donc résorbées de manière relativement uniforme sur l’ensemble du territoire canadien.

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« L’intégration des immigrants et immigrantes au Québec »
Cette note socio-économique de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) se veut une réplique au discours remettant en question la légitimité des politiques d’immigration au Québec. L'IRIS argumente plutôt que les difficultés d’intégration sont surtout le résultat d’obstacles discriminatoires sur le marché du travail.


Nous apprenons notamment, que non seulement les immigrants racisés ne sont pas seulement désavantagés par rapport aux natifs, mais aussi par rapport aux immigrants non racisés (selon l'IRIS, le concept de minorité « racisée » serait préférable à celui de minorité « visible » puisqu’il met l’accent sur le processus de racialisation et rejette le vocabulaire racisant, l’expression « minorité visible » désignant légalement toute personne n’appartenant pas à la « race blanche »).

« À titre d’exemple, alors que le taux de chômage général au Canada était de 5,5 % en 2011, celui des immigrants européens était de 9,4 % à l’entrée et de 5,2 % après 10 ans au pays alors que celui des personnes originaires de l’Afrique était respectivement de 21,3 % et de 9,1 %. On constate cette même différenciation en ce qui a trait au revenu.« En effet, [...] après contrôle des données pour l’âge et l’éducation, un immigrant racisé de sexe masculin gagne en moyenne seulement 68,7 % du salaire moyen d’un immigrant non racisé. Si, entre les femmes, l’écart est moins grand (81,9 %), c’est qu’elles sont, de façon générale, désavantagées quant au salaire en regard des immigrants de sexe masculin racisés ou non. Dans tous les cas, les femmes immigrantes racisées sont encore plus désavantagées par rapport au natif moyen non racisé (48,7 %) ».

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« Plus de place aux femmes sur le marché du travail »
Cet article de Rudy Le Cours (La Presse) traite de l’essai de l'ex-ministre des Finances et ex-présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, intitulé Les femmes au secours de l'économie - Pour en finir avec le plafond de verre.

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Monique Jérôme-Forget brise le plafond de verre
Entretien avec Monique Jérôme-Forget à l'émission Médium large à la radio de Radio-Canada au sujet de son livre Les femmes au secours de l'économie - Pour en finir avec le plafond de verre.

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Un dossier sur les femmes et le revenu de retraite
À la retraite, bon nombre de femmes seront appelées à vivre dans la pauvreté pour la première fois de leur vie. Des mesures gouvernementales pour aider les Québécois à gonfler leur revenu de retraite sont proposées, mais aucune d’entre elles ne tient compte du travail non rémunéré effectué par les femmes au cours de leur vie. La Gazette des femmes propose un dossier pour mieux comprendre cette problématique.

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Mairesse ou conseillère, pourquoi pas vous?
Sur son site Web, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) nous informe de la tenue du colloque Mairesse ou conseillère, pourquoi pas vous? le 30 janvier prochain. Cet événement vise à permettre aux femmes d’entrevoir la politique municipale non seulement comme un engagement intéressant et accessible, mais aussi comme une voie qui offre un potentiel d’épanouissement personnel et professionnel.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Portrait des élues municipales du Saguenay-Lac-Saint-Jean
L’Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND) nous informe que la Table de concertation des groupes de femmes Saguenay-Lac-Saint-Jean faisait paraître récemment un portrait régional des élues municipales. Réalisé dans le cadre de la maîtrise en études et intervention régionale de Julie Sheinck, ce document intitulé Femmes au coeur des décisions - Portrait des élues municipales du Saguenay-Lac-Saint-Jean (2010) se veut une réflexion sur la représentation des femmes en politique municipale et apporte quelques pistes de solutions, en plus de dresser un portrait des élues de la région. « La table a aussi relancé son programme de mentorat qui permet à celles qui souhaitent se lancer en politique municipale d'être accompagnées par une élue ou ex-élue dans leur réflexion et leurs démarches vers les élections municipales de 2013. Rappelons que le Saguenay-Lac-Saint-Jean se classe au 15e rang sur les 17 régions du Québec avec 24,6 % de conseillères municipales et au 7e rang avec 16,8 % de mairesses ».


Pour accéder à cette publications, cliquez ici.

Pour accéder à l’étude en question, cliquez ici.

Pour accéder au résumé de l'étude, cliquez ici.

Quand la détermination ne suffit pas : la situation des travailleuses de la construction au Québec
L’Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND) nous informe que le 29 octobre dernier, le Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail (CIAFT) rendait publics les résultats de son rapport de recherche intitulé Quand la détermination ne suffit pas : la situation des travailleuses de la construction au Québec. « Fruit de trois ans de travail sur la délicate question de la place accordée, voire refusée, aux femmes dans l'industrie de la construction, ce rapport déplore l'existence d'une discrimination systémique et des cas de harcèlement psychologique et sexuel graves. De surcroît, les recours s'avèrent inadaptés aux réalités du secteur. Des actions concrètes et contraignantes sont réclamées afin que les travailleuses, qui représentent à peine 1,3% de la main-d'œuvre de cette industrie au Québec, puissent accéder aux chantiers et y travailler en toute équité ».


Sur son site Internet, l’OREGAND nous présente les faits saillants de cette étude et des liens intéressants pour approfondir le sujet. Pour y accéder, cliquez ici.


Pour plus d'information sur cet enjeu, cliquez ici.

 

Ailleurs au Canada

 

« Les défis liés à l’équité entre les sexes dans le milieu de la recherche et les médias »
Cet article de la Gazette de l'Université d'Ottawa traite des difficultés auxquelles font face les femmes dans le milieu universitaire. Une évaluation du statut des femmes dans la recherche universitaire révèle en effet que, bien que leur représentation aux postes de recherche universitaire ait progressé de manière notable, des défis persistent et le temps ne suffira pas à assurer une parité hommes-femmes dans ce milieu.

Pour accéder à cette publication, cliquez ici.

 

Ailleurs dans le monde

 

« L’organisation internationale du Travail (OIT) déclare que la discrimination à l’encontre des jeunes filles doit cesser »
« Le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, a plaidé pour l’adoption d’un ensemble de mesures visant à donner accès au progrès et à la justice sociale aux filles du monde entier. » Dans un discours prononcé à l’occasion de la première Journée internationale de la fille, M. Ryder a déclaré que les structures, les politiques et les valeurs actuelles qui maintiennent les filles dans une position d’infériorité devaient évoluer et que le monde doit permettre aux filles de trouver leur juste place à la maison, à l’école et au travail – sur un pied d’égalité avec les garçons.

Pour accéder à cet article, cliquez ici.

« Le temps est venu pour les femmes d’entrer aux conseils d’administration »
L’Organisation Internationale du Travail nous apprend que « Les femmes représentent environ 50 pour cent de la population mondiale, mais seulement une fraction des PDG d’entreprise et des membres de conseils d’administration. Pourtant, les faits montrent que la présence de femmes au sommet contribue à doper la performance des entreprises. En effet, selon des études récentes, les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants ont de meilleurs retours sur investissement que celles dont les directions sont entièrement masculines. »


La nécessité de voir davantage de femmes siéger dans les conseils d’administration encore largement dominés par les hommes dans le monde est désormais largement admise, mais un fort désaccord subsiste quant à la manière d’y parvenir.

Pour accéder à cet article, cliquez ici.


La fixation de quotas est le seul moyen pour briser le « plafond de verre » des femmes
Dans cette publication intitulée Quotas only way to 'shatter the glass ceiling' for women, Jennifer McKiernan et Robert Bosch (euractiv.com) nous informe que la Commission européenne prépare une nouvelle loi pour s'assurer que les femmes représentent 40 % des membres des conseils d'administration dans tous les pays de l'Union européenne d'ici 2020. Selon un groupe qui fait campagne pour l'égalité des sexes, l’instauration de quotas obligatoires pour forcer les entreprises à promouvoir davantage de femmes dans leurs équipes dirigeantes est la seule option qui reste pour atteindre cet objectif. Ce point de vue n'est cependant pas nécessairement partagé par tous les législateurs au sein du Parlement européen.

Pour accéder à cette publication, cliquez ici.

Journée internationale de l’homme
La Journée internationale de l'homme est un événement international annuel célébré le 19 novembre. Cette journée a été inaugurée en 1999 et est soutenue par les Nations unies ainsi que d’une variété d'individus et de groupes en Australie, aux Antilles, en Amérique du Nord, en Asie, en Europe et en Afrique. Elle vise à promouvoir la santé des hommes et des jeunes garçons, à améliorer les relations hommes-femmes en soutenant l'égalité des sexes, et à mettre en avant des modèles positifs pour les jeunes garçons.

Pour accéder au site Intenet de l'évènement, cliquez ici.

 

AMÉRIQUE DU NORD

« À études égales, les femmes moins bien payées que les hommes »
Dans cette publication, La Presse nous rapporte que « L'écart de salaires entre les hommes et les femmes commence à se creuser tout de suite après l’obtention d’un diplôme, avance cette étude intitulée Graduating to a Pay Gap et réalisée sous l'égide de l'American Association of University Women (AAUW) à partir d'une enquête réalisée en 2009 auprès de quelque 15 000 personnes. [...] En effet, après une licence, les femmes gagneront 82 % de ce que gagnent les hommes, écart réduit à 93 % si l'on compare des cursus et le choix d'un métier identiques. Ces 7 % d'écart restant sont « inexpliqués », indique l'étude qui estime que « les préjugés et la discrimination par le sexe » peuvent en être un des motifs. [...] Ces écarts de salaire signifient également que la charge de la dette étudiante, très importante aux États-Unis où nombre d'étudiants empruntent pour payer leurs études, est plus lourde pour les femmes ».

Pour accéder à cet article, cliquez ici.

Pour obtenir l'étude complète, cliquez ici.

Pour accéder au blogue de Diane Bérard en lien avec cette publication, cliquez ici.

Why Green is Your Color: A Woman’s Guide to a Sustainable Career
Le Bureau des femmes du United States Department of Labor a publié un rapport intitulé Why Green is Your Color: A Woman’s Guide to a Sustainable Career. Cette publication est le résultat de tables rondes qui ont eu lieu partout aux États-Unis et vise à aider les femmes à trouver et à conserver des emplois mieux rémunérés dans l'économie de l'énergie propre aux États-Unis. Elle est également destinée à servir de ressource pour les prestataires de formation, les éducateurs, les conseillers en orientation et les organisations de défense des femmes.


Pour accéder à ce rapport, cliquez ici.

Débat pour la présidence américaine : Obama et Romney discutent des inégalité au travail
La CNBC rend disponible cette vidéo présentant la réponse de Barack Obama et de Mitt Romney à la question de Katherine Benton lors d’un des débats télévisés. La question de Madame Benton était : « Par quels nouveaux moyens comptez-vous corriger les inégalités au travail, surtout quand il est démontré que la rémunération des femmes représente 72 % de celle des hommes? ».

Pour voir cette vidéo, cliquez ici.

 

EUROPE

« Des aides financières pour promouvoir l’égalité dans la vie professionnelle » (Suisse)
« La Confédération [suisse] alloue des aides financières pour promouvoir l’égalité dans la vie professionnelle. Elle soutient ainsi des projets généraux et des projets d’entreprises ciblant les femmes ou les hommes. » À ce jour, le BFEG [Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes] a soutenu 587 projets promouvant l'égalité des chances dans la vie professionnelle. L'enveloppe financière à disposition pour 2013 s'élèvera vraisemblablement à 4 millions de francs (environ 4,3 millions de dollars canadiens).


Pour accéder à cet article, cliquez ici.

« Lutte renforcée contre l’écart salarial » (Belgique)
Olivier Scheuer de lalibre.be nous apprend que selon une étude réalisée par l’Université catholique de Louvain, la rémunération des femmes reste, en moyenne, moins élevée de 11 % par rapport à celle des hommes pour une même fonction. « Bien que des dispositions légales existent depuis plusieurs années pour contrer les discriminations fondées sur le sexe, le législateur a décidé de renforcer son arsenal afin de s’attaquer directement à l’écart salarial ».

Pour accéder à cet article, cliquez ici.

« Être une femme artiste : une force ou une faiblesse? »
Égalité-infos.fr nous parle des déséquilibres qui existeraient en France entre hommes et femmes dans le domaine artistique. « À titre d'exemples : 84 % des théâtres co-financés par l’État sont dirigés par des hommes; 78 % des spectacles sont mis en scène par des hommes; 86 % des établissements artistiques sont dirigés par des hommes. [...] Si le coût moyen d’un spectacle s’élève en 2009 à 72 000 € dans un centre d’art dramatique, il est à noter que la somme frôle les 78 000 € pour un spectacle mis en scène par un homme contre moins de 44 000 € s’il s’agit d’une femme. Début octobre à Rennes, les Ateliers du Vent et Questions d’égalité proposaient une journée de réflexion au titre volontairement provocant : « La testostérone produit-elle de l’excellence artistique ? ». Une occasion pour de nombreux artistes – et pas seulement des femmes – de débattre et de chercher ensemble comment faire avancer les choses. »

Pour accéder à cet article, cliquez ici.


« L’algèbre et la géométrie : c’est aussi pour les femmes »
Égalité-infos.fr nous parle ici de la 12e édition du Forum femmes&mathématiques, organisée par le groupe du même nom et qui vise à encourager la présence des filles dans les études mathématiques et plus généralement scientifiques et techniques ainsi qu'à agir pour la parité dans les métiers des mathématiques et pour le recrutement de plus de femmes en mathématiques dans les universités. En outre, cet organisme a comme objectif de promouvoir la participation des femmes dans les milieux mathématiques, de sensibiliser la communauté scientifique et éducative à la question de l’égalité femme-homme.


Faits saillants : Le pourcentage de femmes mathématiciennes dans les universités est de 20 % depuis près de 20 ans. Ce chiffre ne progresse pas, contrairement à la plupart des autres disciplines. La situation est même en train de se détériorer en ce qui concerne les mathématiques pures où la place des femmes ne fait que se réduire.

Pour accéder à cet article, cliquez ici.


Pour avoir accès à plus de statistiques sur ce sujet, cliquez ici.

L'écart salarial hommes-femmes persiste malgré les efforts de la Suède
Le rapport Women and men in Sweden présente une série d’indicateurs variés (éducation, santé, salaire, etc.) sur la situation des femmes et des hommes en Suède. Les informations contenues dans cette brochure ont été principalement tirées de l’Institut statistique national de Suisse et d'autres agences gouvernementales.

Faits saillants :

  • Le revenu total est, dans toutes les tranches d'âge, plus faible pour les femmes que pour les hommes;
  • En 2010 (dernières statistiques disponibles), le revenu médian des hommes de 20 ans et plus était de 35 % plus élevé que celui des femmes;
  • Des courbes statistiques illustrent que l'écart est très important en début de vie professionnelle, atteignant 37 % chez les 20-24 ans, avant de décroître petit à petit jusqu'à la retraite (26 % chez les 40-44 ans, et 24 % chez les 60-64 ans) puis d'augmenter de nouveau après (40 % chez les 80-84 ans);
  • Des travailleurs âgés entre 20 et 64 ans, 59 % des femmes et 35 % des hommes travaillent dans les 30 plus importantes professions. Seulement trois de ces 30 professions ont une répartition égale selon le sexe (entre 40 et 60 % de chaque sexe). Il s'agit des professions de chefs et de cuisiniers (54 % de femmes et 46 % d’hommes), de médecins (49 % de femmes et 51 % d'hommes) ainsi que des professeurs d'université/enseignement supérieur (46 % de femmes et 54 % d'hommes);
  • En 2011, 68 % de toutes les femmes de 20 à 64 ans en emploi travaillaient à temps plein, tandis que 32 % travaillaient à temps partiel. Les chiffres correspondants pour les hommes étaient de 90 % et de 10 % respectivement. La répartition des emplois à temps partiel, qui touche un tiers des femmes et un dixième des hommes, est un facteur explicatif des écarts de revenus entre les femmes et les hommes;
  • En 2011, le taux d'activité économique des femmes âgées de 20 à 64 ans a été de 82,5 % et leur taux de chômage était de 6,4 %. Parallèlement, le taux d'activité des hommes de 20 à 64 ans était de 88,7 % et leur taux de chômage était de 6,7 %;
  • Aujourd’hui, les femmes ont un emploi rémunéré qui représente environ 30 heures par semaine, contre 27 heures en 1990-1991. Les hommes ont un emploi rémunéré pour une moyenne de 37 heures par semaine, comparativement à 41 heures en 1990-1991;
  • Les femmes effectuent un travail non rémunéré pendant environ 26 heures par semaine (33 heures en 1990-1991), tandis que les hommes en consacrent environ 21 heures (21 heures également en 1990-1991). La quantité de temps consacré au travail non rémunéré varie considérablement, non seulement entre les femmes et les hommes, mais également durant les différentes étapes de la vie;
  • Les femmes sont plus diplômées que les hommes, ce qui les fait rentrer plus tard sur le marché du travail;
  • Une question importante pour l'égalité entre les sexes est la capacité à pouvoir combiner le fait d'être parent avec un emploi. Selon l’Institut statistique national de Suède, une manière de le mesurer est l'utilisation du congé parental. Celle des hommes continue de progresser, mais ce sont les femmes qui prennent la plus grande partie des congés parentaux avec 76 % en 2011. La proportion était de 80 % en 2005, et de 88 % en 2000.

Pour accéder à ce rapport, cliquez ici.

« Contre les stéréotypes et le sexisme "d'habitude", il faut agir sur les mentalités » (France)
Entrevue de Gaëlle Dupont (Le Monde) avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes en France. On y apprend notamment, outre la formation d’un premier cabinet paritaire (17 femmes et autant d'hommes sont à la tête de ministères et de secrétariats d'État) que :

  • Tous les projets de loi feront l'objet d'une étude d'impact sur l'égalité entre les sexes. Un haut fonctionnaire à l'égalité a d’ailleurs été nommé dans chaque ministère;
  • Les ministres eux-mêmes ont participé à des séminaires de sensibilisation;
  • Un module de formation à l'égalité et à la déconstruction des stéréotypes sera obligatoire dans les futures écoles supérieures du professorat et dans la formation des autres personnels de l'éducation;
  • Pour les élèves, un apprentissage de l'égalité sera mis en place de la fin de la maternelle à la fin du primaire. Il sera expérimenté dans cinq académies en 2013, puis généralisé en 2014;
  • Un nouveau décret paraîtra prochainement afin de faire appliquer la loi sur l'égalité salariale : à la place un contrôle aléatoire des inspecteurs du travail sur place s’opèrera un contrôle systématique sur pièce. Les entreprises devront envoyer aux directions régionales du travail leur plan pour l'égalité, qui sera examinée. Si elles ne se mettent pas en conformité, elles paieront des pénalités, jusqu'à 1 % de la masse salariale.

Pour accéder à cet article, cliquez ici.

Danemark - Vers un nouveau modèle de parité?

Dans ce rapport, Christèle Mailland traite du déséquilibre hommes-femmes au sein des instances décisionnelles des entreprises dans les pays européens, mais aussi au sein de la Commission européenne. En effet, l ’écart entre le nombre élevé de femmes hautement diplômées et leur représentation aux postes de direction soulève des interrogations sur les obstacles à leur progression et sur les politiques publiques qui pourraient y remédier. Ce sujet serait encore plus d'actualité depuis que la Norvège a mis en place une politique de quotas au début des années 2000.

« Le Danemark, en choisissant une politique volontaire, mais « flexible », montre sa volonté d’inscrire durablement son action politique dans un volet « égalité des chances » et ouvre la voie à d’autres pays. [...] L’objectif est d’établir une obligation pour les entreprises publiques et privées de fixer un quota cible à atteindre et d’introduire un compte-rendu sur la stratégie et les résultats accomplis dans les rapports annuels des entreprises. La sanction : une amende symbolique pour les entreprises qui ne respectent pas cette dernière obligation. Ce « nouveau modèle danois » vise donc à accroître la présence des femmes dans les conseils d’administration des entreprises publiques et privées sans pour autant imposer un quota fixe à toutes les entreprises. [...] La multiplication des          « modèles » de parité dans les conseils de surveillance de différents pays de l’Union européenne et la possible mise en place d’une directive européenne sur ce sujet montrent l’importance et la nécessité de cette égalité économique hommes-femmes. Cette évolution semble, même si elle est retardée et reportée, quasiment irrévocable et inéluctable dans les prochaines décennies. ».

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« La porte reste fermée aux femmes chez les évêques anglicans, mais seulement au Royaume-Uni... »
TV5Monde nous apprend que « L'Église d'Angleterre, réunie en synode, a finalement voté contre l'ordination des femmes évêques, après 20 ans de tergiversations, malgré le soutien affiché du prochain archevêque de Cantorbéry à ce projet qui divise traditionalistes et libéraux. Les fidèles se sont montrés bien plus conservateurs que le clergé. Au même moment, l'Église anglicane d'Afrique du Sud célébrait la nomination de sa première évêque... L'anglicanisme est pratiqué par quelque 85 millions de fidèles à travers le monde ».

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Autre section

3. AUTRES SUJETS

Au Québec

« L’emploi dépasse 4 millions au Québec en octobre : un sommet inégalé »
L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) nous apprend qu' « En octobre, l’emploi atteint deux sommets inégalés, soit 4 020 000 au Québec et 2 002 900 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. En effet, l’emploi s’accroît au Québec (+ 20 100; + 0,5 %), alors qu’il est stable au Canada (+ 1 800; 0,0 %). Le gain est dû à l’augmentation de l’emploi à temps partiel (+ 23 300), tandis que l’emploi à temps plein recule légèrement (– 3 300). La progression de l’emploi profite aussi bien aux femmes (+ 10 700) qu’aux hommes (+ 9 400). La hausse de l’emploi chez les personnes de 25 ans et plus est de 18 000, alors qu’elle est de 1 900 chez les jeunes de 15 à 24 ans. La population active du Québec est en hausse de 8 700 (+ 0,2 %) au mois d’octobre. Le taux de chômage se fixe à 7,7 %, un repli de 0,3 point, en raison de l’accroissement de l’emploi plus important que celui de la population active (au Canada : stable à 7,4 %).

Au cours des 12 derniers mois, 67 300 emplois (+ 1,7 %) ont été créés au Québec et 229 000 emplois au Canada (+ 1,3 %). L’emploi à temps partiel (+ 44 100) progresse plus fortement que l’emploi à temps plein (+ 23 000). Les femmes bénéficient plus de la croissance de l’emploi (+ 37 800) que les hommes (+ 29 500). Le gain d’emplois des personnes de 25 ans et plus est de 52 800, alors qu’il est de 14 400 chez les jeunes travailleurs de 15 à 24 ans. Au cours de cette période, la hausse de l’emploi est principalement due à la performance du secteur des biens (+ 41 100), tandis que le secteur des services affiche une croissance plus faible (+ 26 000). Par rapport à octobre 2011, le taux de chômage reste stable au Québec en raison d’une progression de la population active équivalente à celle de l’emploi (au Canada, stable) ».

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Personnalité d'affaires au féminin
« Les Affaires, en partenariat avec le Mouvement Desjardins, lance Personnalité d'affaires au féminin. Il s'agit d'une série qui met de l'avant le parcours de dirigeantes qui ne sont pas sous les projecteurs, mais dont les accomplissements ne sont pas moins exceptionnels. »

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« La vie amoureuse des mamans monoparentales »
Aurore Lehmann, de La Gazette des femmes, signe cet article qui s'intéresse à la situation amoureuses des mères monoparentales. On y apprend notamment que, selon Francine Descarries, sociologue et professeure-chercheuse au Département de sociologie de l’UQAM, si les femmes s’en sortent de mieux en mieux d’un point de vue socio-économique, il n’en demeure pas moins qu’elles conserveraient une part de responsabilités plus importante que celle assumée par leurs pairs masculins. Et de fait, « la garde partagée, explique Laurence Lagouarde, agente de liaison et de mobilisation à la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, ça ne veut pas dire forcément partage égal. Ce qu’on constate, c’est que les femmes vont davantage s’occuper des rendez-vous chez le médecin, le dentiste, ou des rencontres avec les professeurs à l’école ». Ce qui veut dire qu’elles seront moins disponibles pour la rencontre amoureuse en termes de temps, mais aussi d’un point de vue psychologique. « Elles sont davantage préoccupées et lorsqu’elles peuvent prendre du temps libre, elles préfèrent aller vers des activités qui leur font du bien — dîner avec des amis, aller voir un spectacle — plutôt que de s’investir dans une situation qui peut les insécuriser, ou s’avérer carrément déplaisante », ajoute-t-elle.


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Présence des femmes à l'Assemblée nationale et au Conseil des ministres
La Banque de données des statistiques officielles sur le Québec présente l’évolution du taux de représentation des femmes à l'Assemblée nationale et au Conseil des ministres depuis 1962.

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« Dans le sillon du stress »
Paule des Rivières, de La Gazette des femmes, nous informe que le stress affecte la santé mentale, surtout lorsqu’il est combiné à des fluctuations d’hormones. De plus, il serait souvent intimement lié aux pressions et aux attentes sociales. D'ailleurs, des chercheurs ont récemment découvert que les hommes et les femmes vivaient le stress différemment. « Certaines maladies mentales touchent davantage les femmes, d’autres les hommes. Les premières sont plus vulnérables au syndrome de stress post-traumatique et courent de deux à trois fois plus de risques de souffrir de dépression entre l’adolescence et la ménopause. Elles sont aussi plus affectées par la plupart des troubles anxieux, à l’exception de la phobie sociale et des troubles obsessifs compulsifs ».

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Rémunération des salariés – État et évolution comparés 2012
Tel que mentionné sur son site Web, ce rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) « présente les constats de l'ISQ sur la rémunération des salariés au Québec. Il contient les résultats détaillés de la comparaison des salaires, des avantages sociaux et de la rémunération globale des employés de l’administration québécoise avec ceux de l’ensemble des autres salariés québécois œuvrant dans les entreprises de 200 employés et plus. La comparaison est aussi effectuée avec différents secteurs du marché du travail : privé et « autre public » ainsi que les sous-secteurs de ce dernier (administrations municipale et fédérale, « entreprises publiques » et universitaire). Le point est également fait sur l’évolution des écarts salariaux et de rémunération globale de 2011 à 2012 ainsi que sur l’évolution des écarts salariaux sur une plus longue période, soit de 2008 à 2012.

Par ailleurs, le rapport contient les résultats relatifs aux tendances salariales pour l’administration québécoise et les divers secteurs de l’économie. Il s’agit de la croissance salariale, sur la base des augmentations des structures salariales, ainsi que des perspectives salariales de l’Institut pour 2012 et 2013. En toile de fond, les principaux indicateurs de l’environnement économique et du marché du travail sont fournis ».

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Dans les pas de Léa et Léo vers l'égalité
Grâce au programme À égalité pour décider du Secrétariat à la condition féminine, le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches a réalisé une brochure dont l'objectif est de « favoriser une socialisation non stéréotypée afin d'encourager la parité dans les instances décisionnelles ». Comme le rapporte l’Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND), cette brochure est destinée au personnel scolaire du primaire et du secondaire qui souhaitent entamer ou poursuivre une démarche de réflexion sur le contenu de leurs pratiques et sur la manière dont ces dernières peuvent véhiculer des stéréotypes sexuels ou favoriser une éducation égalitaire.

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« Le cerveau a-t-il un sexe? »
Josée Lapointe de La Presse aborde le sujet des stéréotypes sexuels et discute de l'essai Cerveau, hormones et sexe, qui déboulonne ses stéréotypes en se basant sur l'ensemble des recherches faites sur le cerveau.

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L'admissibilité à l'assurance-emploi est en baisse chez les femmes et les hommes
Dans l'enquête de Statistique Canada sur la couverture de l'assurance-emploi en 2011, nous apprenons que « Des 695 000 chômeurs qui avaient cotisé au programme d'assurance-emploi et qui avaient un motif de cessation d'emploi valable en 2011, 281 000 étaient des femmes et 415 000 étaient des hommes. Les femmes représentaient une proportion plus faible des cotisants ayant un motif de cessation d'emploi valable que les hommes, mais elles ont connu une baisse plus forte de leur taux d'admissibilité entre 2010 et 2011. En 2011,    77,0 % de ces femmes étaient admissibles à des prestations d'assurance-emploi ordinaires parce qu'elles avaient travaillé suffisamment d'heures assurables, en baisse par rapport au taux de 84,4 % enregistré en 2010. La proportion correspondante chez les hommes s'est établie à 79,4 %, comparativement à 83,6 % un an plus tôt ».

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Ailleurs au Canada

« Les femmes changent le paysage entrepreneurial du Canada »
Cet article publié sur le site lesaffaires.com nous informe du fait que les Canadiennes en général se tournent de plus en plus vers le travail autonome pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. En effet, au Canada, le travail autonome gagne en popularité, surtout auprès des femmes. « On dénombrait 951 600 travailleuses autonomes l'été dernier, soit une progression de 20 % en l'espace d'une décennie, selon Statistique Canada ».

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Rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada 2012
L'Agence de la santé publique du Canada présente son rapport annuel sur l’état de la santé publique au Canada. « Il porte sur l’influence que le sexe (caractéristiques biologiques) et le genre (facteurs socioculturels) exercent sur la santé publique et l’état de santé des Canadiens. Il examine comment ces deux facteurs interagissent entre eux et avec d’autres déterminants de la santé et influencent les comportements liés à la santé ainsi que les symptômes, les effets des traitements et l’accès aux soins. On y présente, en outre, des interventions, des politiques et des programmes qui ont permis, jusqu’ici, de maintenir et d’améliorer la santé et le bien être des Canadiens ou qui permettraient de le faire à l’avenir. Le rapport met également en lumière les domaines où le Canada aurait intérêt à mieux intégrer les questions de sexe et de genre afin de réduire les inégalités en santé ».

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Pour le droit à un salaire décent pour tous et toutes
Au Canada, de nombreux travailleurs ne gagnent pas une rémunération suffisante pour assurer leur subsistance en raison de la discrimination dont ils sont victimes. Ces personnes sont souvent des femmes, des immigrants, des autochtones, des gens aux prises avec un handicap et sont isolés dans des ghettos d'emplois à bas salaire, leur travail étant systémiquement dévalué. Le droit à un salaire décent pour tous est pourtant reconnu par les lois canadiennes et plusieurs traités internationaux, ce qui en fait un principe juridique. Comme le soutient l'auteure de ce rapport, les gouvernements et les employeurs doivent fournir des revenus de compensation plus équitable pour les travailleurs vulnérables afin d’éliminer les écarts salariaux discriminatoires.

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Ailleurs dans le monde

« Vers une bénéfique montée en puissance des femmes »
Dans cet article disponible sur lesaffaires.com, Olivier Schmouker nous expose que d'ici cinq ans, le revenu des femmes à l'échelle mondiale passera de 13 mille milliards à 18 mille milliards de dollars américains. « Du coup, les femmes peuvent d'ores et déjà être considérées comme « le plus grand marché émergent du monde », à l'image de ce qu'indique une étude d'Ernst & Young intitulée High achievers: Recognizing the power of women to spur business and economic growth. [...] Un autre chiffre économique est révélateur : en 2028, l'étude s'attend à ce que les femmes aient le contrôle d'en moyenne 75 % des dépenses discrétionnaires, c'est-à-dire des dépenses effectuées par les ménages. Cela étant, les femmes sont néanmoins encore tenues loin des leviers de pouvoir. Or, cet éloignement du pouvoir serait nuisible pour la performance des entreprises. En effet, plusieurs études relevées par Ernst & Young montrent sans ambigüité tout ce que les entreprises auraient à gagner à confier davantage de responsabilités aux femmes ».

 

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« La protection de la maternité n’est pas une simple question personnelle »
L'Organisation Internationale du Travail nous apprend que malgré le fait que beaucoup de pays aient ratifié les conventions de l’OIT sur la protection de la maternité, les femmes restent tout de même confrontées à la discrimination sur leur lieu de travail lorsqu’elles tombent enceintes. « À l’occasion de la Journée des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’OIT publie des directives concernant la mise en œuvre de politiques de protection de la maternité ».


Nous pourrions penser que la discrimination à l’encontre des femmes enceintes est devenue rare au Canada et les pays développés, mais la réalité semble autre selon l’OIT. En effet, ce type de discrimination s’observerait dans les nations riches, pauvres ou à revenu intermédiaire, et elle se serait aggravée avec la crise économique mondiale, déclare Laura Addati, spécialiste de la maternité à l’OIT. À titre d’exemple : au Canada, la Commission des droits de l’homme de la Saskatchewan affirme qu’une plainte sur dix pour discrimination au travail concerne la grossesse.

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L’égalité hommes-femmes au centre des dispositifs de lutte contre le VIH/sida au travail
Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), les inégalités entre hommes et femmes et le VIH/sida sont inextricablement liées.« Les femmes représentent un peu plus de 50 % des personnes vivant avec le VIH. En octobre dernier, l’OIT a publié un guide à destination de ceux qui se mobilisent pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes pour enrayer la propagation du VIH/sida et le faire reculer. [Magazine] Travail s’est entretenu avec Adrienne Cruz, coauteure de cette nouvelle publication du BIT [Bureau international du Travail], au sujet de la relation entre égalité hommes-femmes et VIH/sida ».

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« Journée internationale de la fille »
Discussion sur la Journée internationale de la fille, décrétée par un vote à l'Organisation des Nations unies (ONU) en 2011 à l'émission La croisée à la radio de Radio-Canada. «Cette journée vise à conscientiser les gens au sujet des droits fondamentaux des filles du monde entier et cette année, pour la première édition l'accent est mis sur les mariages d'enfants qui constituent une violation des droits de l’homme fondamentaux. Radio-Canada présente cet entretien avec Nancy Fay, conseillère en égalité entre hommes et femmes ».


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Les femmes comme auteures universitaires
The Chronicle, un magazine académique américain s'est penché dans cette publication intitulée Women as Academic Authors, 1665-2010 sur pas moins de 2 millions de publications scientifiques de 1665 à 2010 – dont la moitié depuis 1990. L'outil interactif proposé permet d'observer les pourcentages de femmes auteures selon les périodes et les champs académiques. De plus, il nous permet d’explorer près de 1 800 champs et sous-champs d’études à travers quatre siècles et ainsi constater quels domaines sont plus « féminins » et lesquels sont plus masculins.

Faits saillants :

  • La présence des femmes dans l'enseignement supérieur a augmenté, mais peu dans le champ des publications scientifiques;
  • Sur la période la plus récente – de 1991 à 2010 – les femmes n'ont été à l'œuvre que pour 13,9 % des publications en économie, 12,1 % en philosophie, 10,7 % en mathématiques, mais jusqu'à 46,6 % dans le domaine des sciences de l'éducation;
  • Finalement, observe pour sa part Owni.fr, « sur plus de 1 800 champs scientifiques référencés, les femmes ne sont auteures majoritaires de publications scientifiques que dans les domaines concernant les gender studies, l’histoire du féminisme, l’étude des suites de grossesses, l’apprentissage chez les jeunes enfants et la recherche sur les étudiants issus des minorités ».

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The Global Gender Gap Report 2012 : les meilleurs et les pires pays pour les femmes
Ce rapport classe 135 pays (qui représentent collectivement plus de 90 % de la population mondiale) selon 14 indicateurs dans le but de mesurer la taille de l'écart entre les sexes d'une nation dans quatre domaines clés :

1. La participation et les opportunités économiques;
2. Le niveau de scolarité;
3. La santé et la survie;
4. La participation et le pouvoir politique.

Le rapport donne à chaque pays une note comprise entre 0 (inégalité totale) et 1 (égalité totale) pour chacun des 14 indicateurs puis présente une moyenne de ces scores pour déterminer la note finale d'une nation et, par conséquent, son classement. Le Canada se situe au 21e rang.


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« Neurosexisme : la guerre est déclarée »

La revue Sciences et Avenir fait le point sur la conception erronée que nos cerveaux seraient sexués. Des neuroscientifiques partent aujourd’hui en guerre contre ces clichés du siècle dernier, qui nourrissent un juteux commerce de livres et de pièces de théâtre. « Langage, mémoire, raisonnement, perception, motricité… La majeure partie des études révèle des aptitudes globalement équivalentes chez les garçons et les filles. Et plus les échantillons analysés sont grands, plus les différences s’estompent : les variations entre les cerveaux d’individus du même sexe sont bien plus importantes que celles existantes entre hommes et femmes! »

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« Clichés sexuels culturels : comment les combattre au mieux »
Cet article disponible sur le site plus.novelobs.com  traite des clichés sexuels présent dans notre culture et profondément ancrés dans les mentalités. Dans ce texte, Jocelyne Robert, sexologue et spécialiste de l'éducation affective des enfants, auteure de nombreux ouvrages, nous livre ses conseils pour lutter contre ces clichés.


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« Médecine : ce que les préjugés sexistes coûtent aux femmes »
Égalité-infos.fr nous présente un article publié dans Clara Magazine. Ce dernier nous informe que « La médecine ne s’exerce pas en dehors des normes sociétales, elle a même souvent un rôle important à jouer dans la remise en cause ou la transmission de stéréotypes sexistes qui se fondent sur des caractéristiques essentialistes ou naturalistes. Il faut donc apprendre à interroger tout savoir, même si ce dernier semble, à première vue, inébranlable. La médecine jouit d’un statut de pouvoir associé à des valeurs positives. Pourtant, sa pratique peut se révéler sexiste ».


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AMÉRIQUE DU NORD

« La guerre aux femmes »
La Gazette des femmes présente une série d’articles et des témoignages qui démontrent la persistance de nombreuses inégalités entre les femmes et les hommes dans la société américaine de même que l’existence d’une culture qui tarde à placer l’humain au centre des priorités.

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« Élections américaines : les femmes ont voté Obama »
Égalité.fr s'intéresse à la campagne présidentielle américaine : c’est le vote des femmes qui aurait favorisé la réélection de Barack Obama comme président des États-Unis. Selon les chiffres de CNN, 55 % des femmes ont voté en faveur des démocrates, contre 45 % des hommes. Le rôle des femmes est tout aussi important pour les élections sénatoriales : l’impact de leur vote a permis d’établir une majorité démocrate au Sénat. D’ailleurs, les femmes sont de plus en plus nombreuses à y siéger : elles sont au nombre de 17, contre seulement 2 en 1991. Leur présence reste malgré tout assez faible, l’institution comptant un total de 100 sénateurs.

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EUROPE

Les effets positifs des pratiques de conciliation travail/vie hors travail
Dans une publication intitulée Effects on work environment and family-life balance, l’European Working Conditions Observatory nous explique que l'environnement de travail a un impact significatif sur l'engagement des employés, selon un rapport qui examine le contraste entre l'attitude des travailleurs dont les employeurs promeuvent un équilibre travail/vie hors travail, et ceux qui ne le font pas. Les chercheurs ont également constaté que les hommes étaient moins susceptibles que les femmes d'être satisfaits de leur équilibre travail/vie hors travail, et que l'engagement des travailleurs envers un employeur ne faisant aucun effort pour aider les employés à concilier travail et famille était considérablement plus faible chez les travailleurs âgés.

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« La contribution de l’Union européenne au vieillissement actif et à la solidarité intergénérationnelle »
Le vieillissement actif constitue un volet de la stratégie Europe 2020 et sa réussite dépend dans une large mesure de l’autonomisation des personnes âgées, leur permettant de contribuer pleinement au marché du travail et au reste de la société. En effet, les personnes âgées doivent pouvoir rester actives en tant que travailleurs, consommateurs, soignants, volontaires et citoyens.


L’Union européenne (UE) a adopté plusieurs directives spécifiques sur l’égalité entre les femmes et les hommes qui contribuent à la réalisation des objectifs en matière de vieillissement actif. Pour ce faire, elles s’attaquent aux principaux domaines de l’inégalité entre les sexes qui limitent l’accès à l’emploi et les possibilités d’éducation et de formation tout au long de la vie. Ces inégalités se traduisent par un revenu de retraite inférieur et des risques de pauvreté supérieurs chez les femmes âgées.

Ces directives sur l’égalité entre les sexes adoptées par l’UE sont présentées à la page 6 de la publication La contribution de l'Union européenne au vieillissement actif et à la solidarité intergénérationnelle. Pour accéder à cette dernière, cliquez ici.

Désunion et paternité (France)
Selon le Centre d'analyse stratégique, « L’autorité parentale consacre l’égalité des droits et devoirs des pères et mères dans l’éducation des enfants. Le travail parental demeurerait cependant inégalement réparti. Dans l’intérêt de l’enfant et pour l’égalité hommes-femmes, il faut favoriser l’implication précoce des pères ».

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Statistiques sur la maternité en France et dans l’Union européenne
Cette enquête de l'Institut national de la statistique et des études économiques nous présente des données sur la naissance et la fécondité en France. « En 2010, en France métropolitaine, les femmes ont en moyenne leur premier enfant à 28 ans, soit quatre ans plus tard qu’à la fin des années 1960. Le report de l’âge à l’accouchement ralentit toutefois depuis une dizaine d’années. Les femmes sont également plus âgées à la naissance d’un deuxième ou troisième enfant. Au total, l’âge moyen des mères à l’accouchement, quel que soit le rang de naissance de l’enfant, atteint 30 ans en 2010.

Plus le diplôme de la femme est élevé, plus le premier enfant arrive tard. Cela explique en partie que les femmes deviennent mères plus tard dans le sud de la France ainsi qu’en Île-de-France, où les parts des diplômées sont les plus élevées. Cela contribue aussi à expliquer que les femmes immigrées nées en Turquie ont leur premier enfant près de 4 ans plus tôt que la moyenne, et celles nées en Afrique 9 mois plus tôt.

En Europe centrale et orientale, les femmes donnent naissance à leur premier enfant plus tôt qu’en France, avant 27 ans. En Italie ou en Espagne, elles ont en revanche leur premier enfant après 29 ans ».

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Manque patent de travaux sur la question du genre et des médias
Si les travaux sur le genre se sont développés, la recherche aurait longtemps ignoré la question du genre et des médias. Marlène Coulomb-Gully, professeure à l’Université de Toulouse 2, nous éclaire sur la place des femmes et les études à mener pour une plus juste égalité entre les sexes dans les médias.


« Sur une période de 15 ans, la visibilité des femmes dans les médias aurait peu progressé puisqu’elle est passée de 17 à 24 %. Celles-ci restent principalement représentées par des vedettes et des gens ordinaires, mais rarement comme des figures d’autorité (en tant qu’expertes, par exemple). La référence à leur apparence physique, la mention de leur âge et de leur situation familiale (alors que leur profession est moins mentionnée que lorsqu’il s’agit des hommes) et la tendance à les présenter comme victimes caractériseraient toujours la représentation des femmes dans ces médias. [...] En fait, c’est dans la représentation des hommes que l’on observerait les changements les plus importants. Comme les femmes, ceux-ci en effet figurent en tant que pères et époux; comme les femmes, ils sont représentés comme « objets sexuels », et en proie à l’émotion. Pour Madame Coulomb-Gully, cela démontre l’importance de travailler conjointement sur les femmes et les hommes. Selon elle, les recherches sont trop souvent focalisées sur les seules femmes et doivent plutôt travailler à une meilleure articulation du masculin et du féminin ».

Pour combler ce déficit de visibilité des femmes dans les médias, la chercheuse préconise la formation et la diffusion d’information du public, pour qu’il n’accepte plus cette forme de représentation, de même que la formation des journalistes pour que les routines de leur métier et l’urgence de leur quotidien ne soient plus le prétexte à la reproduction – consciente ou inconsciente – des stéréotypes de genre.


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Sur le même sujet « Le sexe des infos : représentation des hommes et des femmes dans les médias ». Pour accéder à cet article, cliquez ici.

« Les Allemandes plus actives que les Françaises? »
Nous apprenons dans l'article d'Anne Salles que « Le marché du travail se porte mieux en Allemagne qu’en France, le taux d’emploi des femmes y est en particulier plus élevé. Pourtant, elles ont plus de difficultés à concilier travail et famille qu’en France. Portant un regard critique sur les indicateurs d’emploi et la façon dont ils sont calculés, Anne Salles nous explique pourquoi les Allemandes apparaissent plus actives que les Françaises et ce qu’il en est réellement ».

Faits saillants :

  • L’Allemagne affiche un taux d’emploi féminin en hausse sensible et désormais supérieur à celui de la France   (66 % contre 60 % en 2010 selon Eurostat);
  • La hausse du taux allemand est avant tout due à l’essor du travail à temps partiel (45 % en Allemagne et 30 % en France parmi les femmes actives de 15 à 64 ans);
  • Le taux d’emploi en équivalent temps plein reste plus élevé en France qu’en Allemagne. Les Françaises ne sont pas moins actives que les Allemandes, elles le sont autrement : elles entrent plus tard sur le marché du travail et en sortent plus tôt, elles sont proportionnellement moins nombreuses à travailler, mais ont des journées plus longues, et elles continuent plus fréquemment à travailler quand elles ont des enfants;
  • L’offre de garde est plus développée en France qu’en Allemagne et le travail des mères mieux accepté. La conviction est encore largement partagée en Allemagne qu’une bonne mère doit s’occuper elle-même de son bébé et ne pas partir travailler en le laissant à la crèche dans la journée. Les mères tendent ainsi à se limiter à un statut de pourvoyeuse de salaire de complément.

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« L’intégration du genre dans les politiques européennes »
Égalité.fr nous présente un entretien avec Agnès Hubert, conseillère au Bureau des Conseillers de Politique Européenne et responsable de l’Unité égalité des chances dans les années 1990. Cette dernière évoque comment le concept de genre a fait son entrée dans l’élaboration des politiques européennes. Selon elle, l’élargissement de ce concept et la reconnaissance de la discrimination comme étant systémique doivent se refléter dans l’intégration du genre dans toutes les politiques. Il faudrait donc passer d’une politique de protection contre les discriminations à une politique active de promotion de l’égalité visant à corriger les inégalités. Mais si cela existe dans les textes, la mise en œuvre se ferait attendre dans tous les secteurs.

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« Comment les ministres français sont sensibilisé-e-s aux inégalités entre femmes et hommes? »
Égalité.fr discute du triste constat que la parité entre femmes et hommes, même lorsqu’elle est une priorité… n’est jamais prioritaire. Une approche intégrée, donc, aurait davantage de chances de réussir. « Ainsi, depuis la rentrée, le ministère des Droits des femmes propose à chaque ministre un atelier de sensibilisation mené avec le support bénévole de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). Principal objectif : briser le plafond de verre dans la fonction publique où, sur 59 % de fonctionnaires femmes, il n’y a que 21 % de directrices, et où l’écart des salaires est de 13 % ».

Les membres du gouvernement sont notamment invités à mettre en œuvre leur engagement pour la parité à travers l’exemplarité : de leur discours (termes utilisés par eux-mêmes et leurs administrations, dans tout support de communication); de la composition de leurs équipes et de toutes instances dont ils sont à la tête; de leurs directives, notamment en matière de ressources humaines. Tous les outils à la disposition de l’État, jusqu’à maintenant sous-utilisés, devraient désormais être complètement exploités : études d’impact des réformes, statistiques sexuées, analyse de genre des budgets, communication déconstruisant les stéréotypes, etc. L’ensemble des cadres mériterait d’être sensibilisé à la nécessité de procédures de recrutement favorisant la parité et à l’établissement d’un contexte favorable à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

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Un siècle de travail des femmes. 1901-2011
Margaret Maruani et Monique Meron signent un ouvrage de référence qui, en s'appuyant sur des analyses statistiques précises, remet en cause bon nombre d'idées reçues sur le travail des femmes.

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Analyse de la parité hommes-femmes en France
Cette édition 2012 de Femmes et hommes - Regards sur la parité, produite par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), apporte un éclairage particulier sur les inégalités entre les sexes. Comme dans les éditions précédentes, la vue d'ensemble et les fiches thématiques font le point sur la situation des hommes et des femmes dans la société française en matière de démographie, famille, santé, éducation, activité, revenus, loisirs, pouvoir, ainsi qu'un cadrage européen. Elles mettent en évidence, selon les thèmes, la persistance ou la réduction des inégalités.

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« Le travail domestique : 60 milliards d’heures en 2010 »
Cette enquête de l'Institut national de la statistique et des études économiques nous présentes des donneés sur le travail domestique. En résumé : « Chaque jour, en moyenne, les Français consacreraient plus de 3 heures à des tâches domestiques (cuisine, ménage, courses, soins aux enfants, etc.). Dans cette publication, Delphine Roy (Institut national de la statistique et des études économiques) nous expose qu’en consacrant du temps ces tâches, nous produisons des services dont nos proches et nous-mêmes pouvons profiter, mais que ces services ne sont pas comptabilisés dans le produit intérieur brut (PIB) alors qu’ils le seraient si nous les achetions (sous la forme par exemple d’heures de ménage). Selon l’auteure, dans une optique de mesure élargie des niveaux de vie, il importe de connaître la valeur de cette production. Selon les activités qu’elle retient comme « productives », le temps consacré à la production domestique sur une année en France représente une à deux fois le temps de travail rémunéré. Avec des choix intermédiaires de champ et de valorisation, cette production est évaluée à 33 % du PIB. Ce travail serait majoritairement réalisé par les femmes (64 % des heures de travail domestique) ».

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« Suède: des jouets sont "sexuellement neutres" »
Un article dans La Presse nous apprend que la plus grande chaîne de magasins de jouets en Suède, Toys R Us, affirme que ses jouets sont « sexuellement neutres » après avoir représenté des garçons tenant des poupées et avoir exclu les filles des pages consacrées aux poupées dans son catalogue de cadeaux de Noël.

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AFRIQUE

« Les juges africains et le droit du travail »
L’Organisation Internationale du Travail (OIT) soutient l’action de 25 juges africains pour lutter contre les discriminations sexuelles dans les tribunaux par l’octroi d’une formation d’une semaine organisée par le Bureau pour l’égalité hommes-femmes. Le but était d’apporter à ces professionnels de la justice les connaissances dont ils avaient besoin en matière de droit international du travail afin de pouvoir les appliquer lorsqu’ils auraient à gérer les questions d’égalité hommes-femmes dans leurs tribunaux. Cependant, les enjeux culturels demeurent le principal obstacle pour certains d’entre eux.


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