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Décembre 2012, janvier et février 2013

La Veille recense l’information ainsi que les documents consacrés à l’équité salariale au Québec, ailleurs au Canada et, lorsque l’information s’y prête, à l’international. Plus particulièrement, elle s’emploie à rendre compte de la façon la plus complète possible de l’actualité et des documents traitant de l’équité salariale. La Veille a également comme champ d’intérêt l’étude de la relation d’emploi, la rémunération et d’autres sujets jugés pertinents. Toutefois, elle ne prétend pas faire une recension exhaustive de l’information. À cet égard, le contenu de la Veille est le résultat de choix effectués par la rédaction.

Le fait de diffuser cette information ne signifie nullement que la Commission de l’équité salariale en approuve ou non le contenu : son rôle se limite à la faire connaître.


Le présent bulletin couvre la période du 1er décembre 2012 au 28 février 2013.


La Commission de l’équité salariale (CÉS) tient à remercier M. Jean-François Guilloteau du ministère du Travail du Québec et M. Simon Marcotte, stagiaire à la Commission, pour leur précieuse collaboration au développement de cette Veille.

Si vous avez des commentaires ou des questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous : veille.strategique@ces.gouv.qc.ca


 

SOMMAIRE

 

1. ÉQUITÉ SALARIALE

Au Québec

 

Ailleurs dans le monde

 

AUSTRALIE

 

2. ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Au Québec

 

Ailleurs au Canada

 
 

Ailleurs dans le monde

 

AMÉRIQUE DU NORD

LES ANTILLES

EUROPE

AUSTRALIE

 

3. AUTRES SUJETS

Au Québec

Ailleurs au Canada

Ailleurs dans le monde

AMÉRIQUE DU NORD

AMÉRIQUE DU SUD

EUROPE


1. ÉQUITÉ SALARIALE

Au Québec

15 ans d'application de la Loi sur l'équité salariale

Pour souligner le 15e anniversaire de la mise en œuvre de la Loi sur l’équité salariale, le Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) propose un article qui fait un retour sur celle-ci. Il traite plus particulièrement du maintien de la Commission de l'équité salariale malgré l’annonce de son abolition, de l’implantation de la Déclaration de l’employeur en matière d’équité salariale (DEMES) et de la situation des travailleuses non syndiquées visées par la Loi.

 

Ailleurs dans le monde

AUSTRALIE

Pay equity in Western Australia

Le Département du Commerce du Gouvernement de l'Australie de l'Ouest a mis à jour son site Web dans lequel on trouve un outil qui permet aux entreprises d’effectuer un audit de l’équité salariale. Le site propose également les rubriques suivantes : faits sur l’équité salariale, questions fréquentes et statistiques sur l’équité salariale.

 


2. ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Au Québec

Appel de candidatures féminines à AGIR

Dans ce communiqué, Karine Parenteau, agente de projet de développement régional pour l’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR), nous informe d’une campagne promotionnelle en lien avec les élections municipales de novembre 2013. AGIR offrira des formations et des outils aux femmes de l’Outaouais qui désireraient poser leur candidature. AGIR rappelle que, selon une étude du Conseil du statut de la femme en 2012, l’Outaouais se classe parmi les dernières régions au Québec en ce qui a trait à sa proportion de femmes à la mairie (9 % contre 16 % au Québec).

 

Ailleurs au Canada

 

Plafond de verre : L’écart entre les hommes et les femmes subsiste quant aux postes de haute direction du Canada

Ce communiqué de CNW TELBEC présente les résultats d’un sondage réalisé par Ipsos Reid qui expose notamment l’existence d’un écart salarial entre les hommes et les femmes dans les postes de haute direction au Canada. Les résultats de ce sondage témoignent, entre autres, de la présence d’un plafond de verre en lien avec plusieurs inégalités entre les hommes et les femmes d’affaires canadiens au niveau des promotions, des décisions importantes et des déplacements d’affaires. Le sondage s’est fait par une entrevue en ligne pour Ranstad Canada, firme en placement de personnel, recrutement et solutions RH.

 

Les femmes toujours loin des postes de cadre supérieur

Cet article d’Olivier Schmooker (Les affaires) dévoile les résultats de l’étude Progress in inches miles to go : A benchmarking study of women’s leadership in Canada cosignée par Deloitte et le Centre for Women in Politics and Public Leadership de l’Université Carleton quant à l’évolution de l’obtention des femmes canadiennes des postes de cadre supérieur. Selon les auteures de l’étude Pauline Rankin et Jennifer Stewart, dans le secteur privé, il y a     « toujours une nette sous-représentation des femmes aux postes de direction » et celle-ci diffère selon les secteurs économiques. Quant aux secteurs public et sans but lucratif, les femmes réussissent mieux, mais l’égalité n’est pas encore atteinte. L’étude attribue une partie de l’explication de cette différence entre le public et le privé au cursus universitaire suivi par les femmes. « En effet, s'il y a de nos jours plus de femmes diplômées que d'hommes, elles le sont surtout dans des filières qui mènent davantage au public qu'au privé. »

Faits saillants de l'étude  :

  • Les femmes occupent 29 % des postes de cadre supérieur alors qu’elles représentent 47 % de la main-d’œuvre;
  • Dans le secteur privé, les hommes ont 70 % plus de chances d’être promus à un poste de cadre que leurs collègues féminines;
  • Dans le secteur public, les femmes détiennent 43 % des postes de haute direction;
  • Si le rythme du changement demeure constant, seulement 37 % des postes de cadre supérieur seront détenus par des femmes en 2035 au Canada.

En outre, il est souligné que les femmes ont des barrières à franchir auxquelles ne sont pas confrontés les hommes, comme le montrait l'étude Corporate gender gap report 2010 du Forum économique mondial.

L’élection de Kathleen Wynne à la tête du gouvernement ontarien : un autre signe des temps

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec signe ce communiqué au sujet de la situation des femmes en politique au pays suite à l’élection de Kathleen Wynne comme première femme à diriger l’Ontario. Même si le Réseau des tables régionales perçoit cette élection comme un signe que l’exclusion des femmes de l’arène politique est de plus en plus révolue, il considère tout de même que cette élection met de l’avant l’inégale représentation des femmes en politique. Le Canada est le 45e pays au monde dans la représentation des femmes et seulement 20,8 % des sièges à la chambre des communes sont détenus par des femmes, soit 64 des 308 sièges.

La situation au Québec semble meilleure puisque les femmes occupent environ le tiers des sièges (41 femmes), ce qui constitue un sommet historique, mais reste loin de l’égalité. Dans le monde municipal, le portrait est encore plus sombre : seulement 16 % des postes à la mairie et 29 % des postes aux conseils municipaux étaient occupés par des femmes à la suite de l’élection de 2009.

BC Disadvantage for Women - Earnings Compared with Other Women in Canada

Ce rapport de Marjorie Griffin Cohen pour le Canadian Centre for Policy Alternatives (CCPA) est en lien avec celui de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Divided We Stand : Why Inequality Keeps Rising paru en 2011, qui stipule que le Canada affiche un des niveaux d’inégalité salariale les plus élevés dans les pays de l’OCDE (26e sur 34 pays). Dans son rapport, le CCPA expose la situation des travailleuses en Colombie-Britannique et affirme que celles-ci se trouvent sous la moyenne canadienne. La comparaison s’effectue selon les critères suivants :

  • Comparaison du salaire moyen des femmes au Canada;
  • Comparaison des écarts salariaux entre les hommes et les femmes au Canada;
  • Comparaison du salaire des femmes à temps plein permanent au Canada.

Faits saillants du rapport  :

  • En 2010, le salaire moyen des femmes démontrait une différence de 2 700 $ par rapport au salaire moyen des femmes canadiennes;
  • De 2002 à 2010, les femmes en Colombie-Britannique ont vu une augmentation de leurs bénéfices de 0,49 % par année comparativement à 1,4 % pour les femmes du reste du Canada;
  • L’écart salarial entre les hommes et les femmes est large, mais s’est rétréci depuis 2000, tant pour la Colombie-Britannique que pour le reste du Canada. En 2000, les femmes canadiennes gagnaient en moyenne 62 % du salaire des hommes, contre 68 % en 2010. La situation est pratiquement similaire pour les travailleuses de la Colombie-Britannique qui gagnaient 65 % du salaire des hommes;
  • En 2010, l’écart salarial au niveau des femmes à temps plein permanent était favorable aux travailleuses de la Colombie-Britannique, qui gagnaient plus que la moyenne canadienne.

De plus, le rapport consacre une section qui explique que les politiques gouvernementales, tant fédérales que provinciales, ont une influence sur les inégalités salariales, notamment au niveau des politiques publiques concernant la condition de la femme.

 

Ailleurs dans le monde

Inégalité hommes-femmes : il est temps d’agir

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie le rapport Inégalités hommes-femmes : Il est temps d’agir, qui s’intéresse à la parité entre les hommes et les femmes à l’échelle mondiale. Le résumé du rapport explique que « De nombreux pays […] ont sensiblement progressé sur la voie de l’égalité hommes-femmes […] au cours des dernières décennies. Les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons dans certaines matières et sont moins susceptibles d’abandonner prématurément l’école. » Cependant, dans son résumé, l’OCDE affirme que « […] les femmes continuent à gagner moins que les hommes, ont moins de chances d’atteindre le sommet de la hiérarchie au travail et ont un plus grand risque de finir leur vie dans la pauvreté. » Ce rapport propose également des pistes pour réduire ces inégalités selon quatre axes : les normes sociales et les politiques publiques, l’éducation, l’emploi et l’entrepreneuriat.

Les constats clés de ce rapport sont les suivants :

  • Une plus grande égalité entre garçons et filles en ce qui concerne le niveau de formation atteint a un effet positif fort sur la croissance économique;
  • Il faut lutter contre les stéréotypes dans le choix des études à l’école dès le plus jeune âge;
  • Un mode de garde des enfants de qualité d’un coût abordable est un facteur clé pour faire progresser l’égalité entre les hommes et les femmes en matière d’emploi. Mais il faut aussi que les choses changent à la maison car ce sont les femmes, dans de nombreux pays, qui assument l’essentiel des tâches ménagères et des soins aux proches. Les politiques publiques peuvent favoriser ces évolutions, par exemple par des dispositifs en matière de congé parental qui incluent expressément les pères;
  • Les mesures destinées à soutenir l’entrepreneuriat au féminin doivent viser toutes les entreprises existantes et pas seulement les entreprises en création et les petites entreprises. Il faut veiller à l’égalité d’accès des chefs d'entreprises, hommes et femmes, aux financements.

Family Structure, Female Employment, and National Income Inequality : A Cross-National Study of 16 Western Countries

Christopher Kollmeyer signe pour le Luxembourg Income Study (LIS) une étude qui s’intitule Family Structure, Female Employment, and National Income Inequality : A Cross-National Study of 16 Western Countries. Celle-ci s’intéresse aux changements dans les structures familiales et dans les modèles d’emplois féminins en lien avec la distribution des revenus dans plusieurs pays. Plus précisément, l’auteur examine l’augmentation du nombre de mères monoparentales qui ont des enfants à leur charge ainsi que la propension des femmes à accéder au marché du travail. L’hypothèse proposée par l’auteur est que l’augmentation du taux d’emploi des femmes réduit les inégalités de revenus, mais que l’augmentation de la présence du modèle familial monoparental féminin augmente les inégalités de revenus. Les résultats de l’étude tendent à confirmer l’hypothèse. En effet, l’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail aurait un impact modérateur sur les inégalités tandis que l’augmentation des foyers de mères monoparentales exacerberait les inégalités. Fait important, les résultats de cette étude tendent à démontrer que les gouvernements peuvent réduire les inégalités de revenus en encourageant la formation et le maintien de familles biparentales tout en encourageant les femmes à travailler à l'extérieur de la maison. Dans les pays où cela a été accompli (la France, les Pays-Bas et la Suisse par exemple), les inégalités de revenus n’ont pas augmenté de beaucoup dans les dernières décennies.

La politique d’égalité professionnelle en France - éléments de comparaison avec le Québec, la Belgique et la Suède

« L’objectif du rapport défini par lettre du 13 juin 2012 de la ministre des droits des femmes et du ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, est de proposer des améliorations en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, sur la base d’une analyse comparative des dispositifs français et d’exemples étrangers. Il s’agit en particulier d’identifier les moyens pour s’assurer que les employeurs remplissent leurs obligations, et que l’ensemble des acteurs s’approprient les enjeux. Le rapport aborde les mécanismes visant à promouvoir l’égalité professionnelle dans le code du travail en France, parmi lesquels figure la pénalité financière créée par la loi du 9 novembre 2010 pour les employeurs non couverts par un accord ou un plan d’égalité professionnelle, et les dispositifs mis en place sur ce champ par le Québec, la Belgique et la Suède. »

 

AMÉRIQUE DU NORD

Stop Asking Women Why They Haven’t Gotten Ahead

Le magazine Harvard business review publie un article d'Avivah Wittenberg-Cox, de la firme de consultants 20-first, qui analyse la différence de perception lorsqu’il est question d’égalité hommes-femmes dans les promotions de carrière en entreprise. Les hommes auraient tendance à identifier comme obstacles l’état d’esprit des gestionnaires, les critères liés au leadership et le processus de gestion des carrières. Les femmes ont quant à elles tendance à identifier l’autocritique, le manque de confiance et l’auto-exclusion. Cette mise en situation met en évidence que les hommes blâment le « système » et que les femmes se blâment elles-mêmes. Pour l’auteure, ce constat peut nous aider à comprendre pourquoi tant d’initiatives d’empowerment des femmes ont échoué. « En général, nous posons aux mauvaises personnes (uniquement des femmes) les mauvaises questions (qu'est-ce que veulent les femmes) ». Parce que ce déséquilibre entre les sexes est très largement présenté comme une « affaire de femmes », la plupart des travaux de recherche et d'écriture sur le genre seraient effectués par les femmes, pour les femmes et sur les femmes. Pour les entreprises, la vraie question n'est pas « Qu’est-ce que veulent les femmes? », mais bien « Qu'est-ce que votre entreprise a besoin pour survivre et prospérer dans les années à venir? ». Si la réponse est en lien avec le talent, les marchés, le leadership et la gouvernance, l’auteure est d’avis qu’il devrait alors inclure une compréhension stratégique - et un rééquilibrage - des genres puisque les femmes n’ont jamais été aussi éduquées, créatives et ambitieuses.

La guerre des sexes (États-Unis)

Cet article de Marc Cassivi (La Presse) présente les résultats d’une étude du Geena Davis Institute on Gender in Media, réalisée par des chercheurs de la University of Southern California, sur l’image de la femme à la télévision et au cinéma américains. Malgré la réelle évolution en ce qui concerne la représentation de la femme à l’écran au cours des 30 dernières années, l’égalité des sexes est loin d’être atteinte et les images stéréotypées de la femme sont encore très présentes aux États-Unis.

Faits saillants de l’étude :

  • 68 % des hommes ont des rôles « parlants » contre 31 % de femmes;
  • les personnages féminins seraient toujours marginalisés, stéréotypés et sexualisés dans les émissions de télé populaires et les films pour la famille;
  • 22 % des émissions et seulement 11 % des films comportaient une distribution équitable d’hommes et de femmes.

Au Québec, la sociologue Anna Lupien prépare, pour le regroupement Réalisatrices équitables, une étude sur la représentation des femmes au cinéma qui devrait être rendue publique ce printemps. Anna Lupien avait participé l'an dernier à une étude sur la faible proportion de femmes cinéastes au Québec qui démontrait que sur les 31 longs métrages ayant pris l'affiche en 2010, dans 85 % des cas, les rôles principaux avaient été accordés aux hommes. À la télévision québécoise, à l’hiver 2011, le pourcentage de fictions dont l’action était centrée autour des femmes était de 63 % contre 81 % autour des hommes.

L’armée américaine autorise les femmes à combattre (États-Unis)

La Presse publie un article de Mathieu Rabechault de l’Agence France-Presse à Washington qui rapporte une décision récente du Pentagone d’autoriser les femmes de l’armée américaine à participer directement au combat. Cette décision vient briser une règle, instituée en 1994, qui empêchait les femmes de servir au combat. Le chef du Pentagone Leon Panetta explique avoir pris cette décision sur recommandation des chefs d'état-major des différents corps, qui « ont conclu à l'unanimité qu'il était temps désormais d'avancer avec l'objectif d'intégrer les femmes dans le plus grand nombre possible de secteurs professionnels ».

Faits saillants de l’article :

  • Les femmes représentent environ 15 % de l’effectif total de l’armée;
  • Avec cette décision, 53 000 fonctions leur seront ouvertes ainsi que 184 000 postes;
  • Les femmes devront suivre la même formation que les hommes et respecter les mêmes exigences en termes de condition physique.

Obama appelle à l’égalité salariale hommes/femmes

En 1963, John F. Kennedy promulguait une loi sur l’égalité salariale. Cinquante ans plus tard, le président Obama, comme il l’a déclaré dans son discours d'investiture le 21 janvier 2013, souhaite revigorer cette dernière. À cet égard, Lysiane Baudu, chroniqueuse sur le site TV5.org, fait état de l’égalité salariale aux États-Unis. Bien que la loi ait été adoptée il y a 50 ans, un écart important persiste. « Ainsi en 1963, les femmes […] travaillant à plein temps toute l’année gagnaient 69 cents par chaque dollar engrangé par les hommes. En 2010, alors que la présence des femmes sur le marché du travail avait doublé, elles gagnaient 77 cents pour le même dollar masculin. » Selon l’auteure, cet écart s’explique par divers facteurs tels que le manque de promotion des femmes, du choix des femmes dans leurs études et du nombre d’heures de travail en lien avec les obligations familiales. En outre, selon une étude de l'American Association of University Women, à diplôme égal et candidature à un poste égal, les entreprises ont tendance à proposer un salaire moindre (7 % de moins) aux jeunes diplômées. Cet écart s’expliquerait du fait que les jeunes diplômées n'oseraient pas négocier leur salaire. Parallèlement, quand elles le feraient, elles seraient mal perçues par les responsables des ressources humaines.

 

LES ANTILLES

Cuba, paradis égalitaire?

La Gazette des femmes propose un article de Rozenn Potin qui dresse un portrait de l’égalité des sexes à Cuba, considéré comme l’un des pays les plus égalitaires de la planète. Cuba occupe en effet la 19e place en matière d’égalité hommes-femmes selon le Global Gender Gap Report de 2012. Les Cubaines jouissent de nombreux droits qui leur permettent un accès à l’éducation, aux soins de santé ainsi qu’à la vie politique. L’abolition de toutes les formes de discrimination, en particulier celles touchant les hommes et les femmes, a été une priorité pour Fidel Castro ainsi que pour la Fédération des femmes cubaines (FMC).

Faits intéressants :

  • Les femmes représentent 65 % des diplômés universitaires, 63 % des médecins et 43 % des députés au Parlement;
  • Le droit au divorce est accordé en 1922 et le droit de vote en 1934 (six ans avant le Québec);
  • Les femmes au foyer représentent aujourd’hui 38 %, contre 86 % en 1959.

Malgré toutes les mesures prises, le machisme de la société cubaine et le paternalisme de l’État sont encore très présents. De plus, la FMC est largement critiquée par de nombreuses intellectuelles et jeunes femmes qui n’utilisent pas ses services, malgré une obligation d’y être affiliées. Yasmin S. Portales Machado, blogueuse et membre de l’observatoire critique sur la pénétration d’Internet à Cuba, explique notamment que la FMC s’attaque aux effets et non aux causes de la discrimination et que l’organisme continue de valoriser la féminité traditionnelle. « Historiquement, l’État révolutionnaire a entravé l’existence de mouvements sociaux indépendants. »

EUROPE

Les bas salaires en Europe

L’Observatoire des inégalités reprend des données de l’étude Population and social conditions d’Eurostat qui analyse les bas salaires en Europe (2010). Il y est expliqué que la part des travailleuses qui touche des salaires faibles est plus importante que celle des travailleurs européens et cet écart varierait selon les pays. Selon l’étude, les bas salaires sont équivalant à un niveau de salaire horaire inférieur ou égal aux deux tiers du salaire horaire brut médian. Les emplois de faible niveau de qualification et les contrats de travail précaires pourraient en partie expliquer la présence des bas salaires.

Faits saillants :

  • 17 % des Européens touchent de bas salaires;
  • La part de femmes européennes touchant un bas salaire est de 21 %, contre 13 % pour les hommes;
  • 29 % des gens ayant un niveau équivalant au secondaire ont un bas salaire, contre 6 % des diplômés des cycles supérieurs.

L’augmentation de la population active en Europe en 10 ans

Clés du social publie un article sur l’augmentation de la population active en Europe ainsi que des raisons qui expliquent cette croissance. Il apparait que l’augmentation du taux d’activité des femmes et des séniors (les femmes contribuent à plus du deux tiers de l’augmentation) sert en grande partie à expliquer cette croissance. En ce qui concerne les jeunes, leur taux d’activité reste faible notamment en raison du fait que la plupart sont encore scolarisés. En outre, il y aurait une tendance générale vers la hausse du travail en contrat à durée déterminée (CDD) et à plus de travail à temps partiel dans les pays du nord de l’Europe en comparaison à ceux du sud et de l’est, en lien avec l’activité féminine. « Si l’emploi en CDD concerne presque autant les hommes que les femmes, l’emploi à temps partiel est très largement féminin dans l’Union européenne (75 %). Les pays où le temps partiel est le plus répandu sont aussi ceux dans lesquels la part des femmes dans l’emploi à temps partiel est la plus forte. » L’article se base sur l’étude Le marché du travail européen depuis 10 ans : hausse de l’activité féminine et de celle des séniors de Sylvie le Minez, Marie Rey et Frédéric Tallet pour l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

Les différences et la discrimination salariales entre femmes et hommes diminuent légèrement entre 2008 et 2010 (Suisse)

L’Office fédéral de la statistique (OFS) de la Confédération suisse a diffusé un communiqué de presse concernant une enquête sur la structure des salaires en Suisse (2010). On y apprend notamment que les différences et la discrimination salariale entre les femmes et les hommes diminuent progressivement entre 2008 et 2010. « Dans l’ensemble du secteur privé, les femmes gagnent en 2010 en moyenne 23,6% de moins (moyenne arithmétique) que leurs collègues masculins (en 2008 : 25,0%). » Les écarts salariaux présents entre les femmes et les hommes « s’expliquent en partie par des effets de structure liés à la fois au profil de la personne (âge, formation, année de service), du poste occupé et du domaine d’activité. L’autre partie de l’écart salarial qui reste inexpliquée par ces facteurs objectifs représente la part discriminatoire. »  Enfin, l’OFS affirme que « Cette évolution s’inscrit dans le trend général constaté depuis les années 2000 à savoir que le phénomène de la discrimination salariale entre les sexes diminue lentement mais régulièrement au niveau global de l’économie. »

 Faits saillants du communiqué :

  • Les postes à bas salaires resteraient tout de même occupés en grande majorité par les femmes et les postes les mieux rémunérés par les hommes;
  • Le différentiel salarial entre les femmes et les hommes est généralement d’autant plus grand que le niveau d’exigence du poste ou de la fonction de cadre est élevé;
  • Les écarts de salaires entre les sexes varient aussi fortement selon les branches économiques.

Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, mode d’emploi pour les PME (France)

L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) et les services de l’État de France en concertation avec ses partenaires sociaux ont mis en ligne un site dédié principalement aux PME françaises pour les sensibiliser au concept d’égalité professionnelle. Il se divise en trois sections. La première propose différentes capsules vidéos et différents jeux-questionnaires pour comprendre la problématique de l’égalité entre les hommes et les femmes. La deuxième invite les différents acteurs (employeurs, responsables des ressources humaines, syndicats, personnes salariées et autres acteurs) à se renseigner sur leurs obligations selon la taille de l’entreprise. La troisième propose des liens vers d’autres ressources pouvant être utiles aux organisations.

Marché du travail – Séries longues – Mise à jour 2012 (France)

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a mis à jour ses séries longues sur le marché du travail. Deux fiches d’information concernent les femmes. La première fiche, 30 ans de transformation de l’emploi : un emploi plus féminin, salarié et tertiaire explique que l’emploi, qui était auparavant concentré dans les secteurs primaires et secondaires et majoritairement masculins (65 %), est maintenant concentré dans le secteur tertiaire et proche de la parité (48 %). La deuxième fiche, La participation au marché du travail est maximale entre 25 et 50 ans, illustre que « chez les femmes, la diminution des taux d'activité aux âges extrêmes est contrebalancée par la hausse tendancielle, de génération en génération, de l'activité féminine. » En effet, chez les femmes âgées de 25 à 49 ans, le taux d'activité passe de 59 % en 1975 à 84 % en 2011.

En 2012, plus d’immatriculations d’auto-entreprises, moins de créations de sociétés (France)

Olivier Filatriau et Véronique Batto de la division Répertoire statistique et autres infrastructures au sein de l’Institut national de la statistique et des études économiques publient un rapport statistique qui concerne la création d’entreprise dans ce pays en 2012. Les entreprises individuelles sont en hausse, lorsque comparées avec les chiffres de 2011, tandis que le nombre de créations de sociétés diminue. Le rapport nous informe d’ailleurs que 38 % des entreprises ont été créées par des femmes, contre 34 % 10 ans auparavant. Ces entreprises se concentrent dans l’enseignement, la santé humaine, l’action sociale et dans les autres services aux ménages. Par ailleurs, « l’industrie est le secteur qui s’est le plus féminisé ces dix dernières années : 45 % des créations en 2012 contre 28 en 2002. »

Pourquoi les femmes ont-elles de moins belles carrières que les hommes? (Pays-Bas)

Dans son article, Olivier Schmouker (Les affaires) présente une étude de deux professeurs d’économie, Muriel Niederle de Stanford (États-Unis) et Hessel Oosterbeek de l’Université d’Amsterdam (Pays-Bas), et d’un étudiant en doctorat à l’Université d’Amsterdam, Thomas Buser. Cette étude analyse un paradoxe très actuel malgré le fait que les sociétés occidentales comptent plus de femmes diplômées à l'université que d'hommes, celles-ci ont néanmoins une progression de carrière plus lente par rapport à leurs homologues masculins. Cette étude, Gender, competitiveness, and career choices, s’intéresse à un des moments clefs de la vie professionnelle d’une personne qui est lourd de conséquences : le choix d’une filière d’études. Sommairement, il a été demandé à des élèves d’effectuer une série d’additions seuls ou en compétition afin de gagner une somme d’argent (le mode compétitif plus risqué, mais plus rémunérateur). L’étude cherchait ainsi à mesurer plusieurs traits de caractère : l’esprit de compétition, la confiance en soi, l’attitude face au risque ainsi que les capacités intellectuelles. Il en ressort que les garçons ont opté davantage pour la compétition que les filles.

Ces résultats ont par la suite été analysés avec le choix de filières des participants. Constat : les garçons s’orientent davantage vers la filière professionnelle la plus prestigieuse par rapport aux filles. L’étude établit d’ailleurs une corrélation entre l’esprit de compétition et le fait de se lancer dans une carrière difficile, mais plus prestigieuse. Cette corrélation pourrait expliquer l’absence de femmes dans les carrières prestigieuses (en raison d'un manque d’esprit de compétition des femmes). « Autrement dit, les filles sont en général moins portées que les garçons à se destiner à une carrière prestigieuse, ce qui limite dès le départ leurs chances d'avoir ce qu'on appelle une belle carrière. » Selon l’auteur de l’article, « nos sociétés se priveraient du talent des femmes dans des secteurs économiques primordiaux pour une raison franchement ridicule : le prestige. Du coup, on dégoûte d'emblée des personnes douées de se lancer dans une telle voie, n'ayant pas l'envie profonde de se battre pour briller au détriment d'autrui. »

Les inégalités de salaires hommes-femmes : état des lieux (France)

L’Observatoire des inégalités présente les écarts salariaux entre les femmes et les hommes en France en se basant sur des données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) de 2010. Le salaire mensuel net des hommes et des femmes y sont comparés selon différents paramètres.

Faits saillants :

  • Les hommes perçoivent, en moyenne, un salaire supérieur de 31 % (en équivalent temps plein) à celui des femmes;
  • Plus on progresse dans l’échelle des salaires, plus l’écart entre les femmes et les hommes est important, les premières étant beaucoup moins nombreuses dans le haut de l’échelle;
  • Le premier facteur explicatif des inégalités de salaires provient des différences de temps de travail;
  • Si l’on tient compte des différences de statut d’emploi (cadre, employé, ouvrier), d’expérience, de qualification (niveau de diplôme) et de secteur d’activité (éducation ou finance), environ 9 % de l’écart demeure inexpliqué. Cette différence de traitement se rapproche d’une mesure de la discrimination pure pratiquée par les employeurs à l’encontre des femmes;
  • Les écarts dépendent aussi de la catégorie sociale, l’inégalité des salaires entre les hommes et les femmes étant la plus forte chez les cadres (28,8 %) et donc parmi les salaires les plus élevés. À l’inverse, l’écart le plus faible se trouve parmi les employés (8,3 %), une catégorie majoritairement féminisée.

Somme toute, le constat reste le même sans égard aux paramètres utilisés : les femmes reçoivent une rémunération inférieure à celle des hommes.

Égalité entre les hommes et les femmes : le décret du 18 décembre précise le contenu des accords et plans d’actions (France)

Clés du social s’intéresse à un décret annoncé le 18 décembre 2012 qui vient préciser le contenu des accords et des plans d’actions relatifs à l’égalité professionnelle dans les entreprises françaises. Auparavant, la réglementation laissait le choix aux entreprises entre un accord négocié ou un plan d’action. Dorénavant, les entreprises ne peuvent déposer un plan d’action (qui inclut la rémunération globale) auprès des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) que si un procès-verbal de désaccord atteste de l’échec des négociations quant à l’égalité entre les hommes et les femmes. Ces accords négociés ou ces plans d’actions doivent retenir un nombre minimal de domaines d’actions en matière d’égalité hommes-femmes parmi une liste fixée (embauche, formation, promotion professionnelle, qualification, classification, conditions de travail, rémunération, articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale). Aux termes du décret, ce nombre minimal est porté :

  • De 2 à 3 dans les entreprises de moins de 300 personnes salariées;
  • De 3 à 4 dans les entreprises de 300 personnes salariées et plus.

Préalablement à l’adoption de ce dernier, un Comité interministériel aux droits des femmes s’est réuni pour mettre de l’avant certaines mesures quant à l’égalité. L’imposition du décret s’inscrit dans une directive plus grande dans le cadre de projet de l’Union européenne. Cette directive fixera pour 2020 « un objectif minimal de 40 % de membres du sexe sous-représenté parmi les administrateurs non exécutifs des conseils des sociétés cotées d’Europe, les entreprises publiques devant quant à elles le respecter dès 2018 ». À titre de complément, un objectif plus souple est rajouté : « il s’agit de l’obligation pour les sociétés cotées de se fixer elles-mêmes, dans le cadre de l’autorégulation, des objectifs concernant la représentation des deux sexes parmi les administrateurs exécutifs, lesquels devront être atteints d’ici 2020 (dès 2018 pour les entreprises publiques) ».

L’évolution des inégalités de salaires entre hommes et femmes (France)

L’Observatoire des inégalités rapporte des données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur l’évolution des écarts salariaux entre les femmes et les hommes de 1950 à 2009. Le constat général indique que les écarts de salaires entre les femmes et les hommes ont diminué. En effet, les femmes gagnaient 64,9 % du salaire des hommes en 1950 contre 83,6 % en 2009. Bref, avec la généralisation de l’emploi féminin et l’élévation de leur niveau de qualification, les écarts de salaires entre les femmes et les hommes se sont réduits. Toutefois, la situation reste inchangée depuis les quinze dernières années, comme si les femmes étaient confrontées à un « plafond de verre » qui les empêche d’atteindre l’égalité. Le fait qu’un grand nombre d’emplois qu’elles occupent se trouvent dans le secteur des services peu qualifiés et leur refus de la compétition pour des postes peut servir de piste de réflexion quant à l’écart constaté.

En 2011, 29 % des salariés ont travaillé le dimanche de manière habituelle ou occasionnelle (France)

Cette publication de Lydie Vinck et Elisabeth Algava de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), s’intéresse au travail dominical en France, c’est-à-dire au travail qui est fait le dimanche. Ce dernier s’effectue principalement pour la population locale et concerne des secteurs comme la sécurité, la santé et les loisirs. Les femmes représentent d’ailleurs la majorité des salariés du dimanche (56 % des salariés habituels du dimanche pour seulement 50 % de l’ensemble des salariés). Cette proportion s’explique par la féminisation des secteurs d’activités liés au travail dominical, à l’exception de la sécurité.

Une troisième génération des droits des femmes : vers une société de l'égalité réelle (France)

Le gouvernement français présente son relevé de décisions pour l’égalité entre les hommes et les femmes mis en place le 30 novembre dernier à la suite d’une rencontre entre le Comité interministériel aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes et le Premier ministre. Ce relevé propose une série de mesures regroupées en six axes :

  • S’attaquer aux inégalités d'habitude dès le plus jeune âge;
  • Alléger les contraintes de la vie quotidienne des femmes et lever les obstacles à l’égalité professionnelle;
  • Placer la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes au cœur de la démocratie sanitaire;
  • Protéger les femmes contre les violences;
  • Décliner l’égalité dans tous les pans de l’action publique;
  • Affirmer les droits des femmes au niveau international.

Assortative Matching and Gender (Danemark)

Luca Paolo Merlino, Pierpaolo Parrotta et Dario Pozzoli coécrivent une étude nommée Assortative Matching an Gender. Celle-ci s’intéresse aux différentes trajectoires des femmes et des hommes sur le marché du travail (mutation, promotion, chômage et travail autonome) dans le but d’évaluer les raisons de la présence de disparités hommes-femmes. L’hypothèse proposée par les auteurs est qu’il y aurait une coexistence d’entreprises avec un « plafond de verre » et d’entreprises sans celui-ci. Afin de la vérifier, les auteurs se sont basés sur des données fournies par Statistics Denmark. En raison de l’existence d’un lien positif entre les mutations et les travailleuses ayant un bon dossier ainsi que le fait que les hommes aient souvent plus de chances d’être promus, l’hypothèse tend à être confirmée. En effet, les travailleuses ayant un bon dossier valoriseraient les organisations où leur talent est équitablement récompensé et, en conséquence, seraient plus mobiles que les hommes. A contrario, il serait plus facile pour les bons travailleurs masculins d’obtenir une promotion dans les organisations où ils sont employés. En outre, les « bonnes » travailleuses seraient moins sujettes que les hommes à ne plus être salariées (chômage ou travailleur autonome). Parallèlement, les auteurs remarquent que les employeurs seraient moins tentés de retenir les femmes. Finalement, les résultats de l'étude suggèrent que des mesures pourraient être mises en place dans le but de prévenir les effets du « plafond de verre » puisque, de bien positionner la main-d'oeuvre féminine sur le marché du travail amènerait des gains substantiels.

 

AUSTRALIE

Gender balance on australian government boards report 2011-2012

La ministre de la Condition féminine du gouvernement australien, Julie Collins, présente un rapport intitulé Gender balance on australian government boards report 2011-2012. Ce dernier s’intéresse à l’égalité de représentation entre les femmes et les hommes au sein du gouvernement en 2011-2012. En Australie, les femmes représentent une majorité de la main-d’œuvre au pays (59,5 %), mais elles seraient sous-représentées au sein des hautes directions dans la majorité des secteurs. Le projet 40:40:20 a comme objectif que les différents ministères comptent parmi leurs employés une proportion de 40 % d’hommes et de 40 % de femmes, le 20 % restant pouvant être occupé par un sexe ou l’autre, et ce, d’ici 2015. Les ministères qui ne parviendront pas à atteindre la proportion exigée devront faire un plan d’action pour l’année suivante afin de corriger la situation. Le gouvernement offre d’ailleurs une série d’outils permettant l’atteinte de cet objectif. Dans le rapport, on apprend notamment que l’égalité hommes-femmes dans les différents ministères amène des avantages économiques, décisionnels et en termes de leadership. En agissant ainsi, le gouvernement vise à ce que le secteur public serve de modèle pour le secteur privé. Ensuite, la ministre expose les différentes formules mises en place pour favoriser l’égalité, dont le Dad and Partner Pay, une mesure qui offre la possibilité aux pères et aux partenaires de s’occuper de leurs enfants lors du congé parental.

Faits saillants du rapport :

  • Au 30 juin 2012, la proportion de femmes dans le secteur public atteignait 38,4 % (contre 35,3 % en 2011);
  • Au 18 octobre 2012, la proportion de femmes dans le secteur privé était de 15,1 % (contre 10,7 % en 2010).

 

Autre section

3. AUTRES SUJETS

Au Québec

Éric contre Lola : la Cour suprême maintient le régime des conjoints de fait

Dans La Presse, un article de Joël-Denis Bellavance concerne la décision très attendue de la Cour suprême du Canada dans le dossier des droits des conjoints de fait. La Cour « maintient les dispositions du Code civil qui s’applique aux couples mariés et juge que l’exclusion des conjoints de fait concernant les pensions alimentaires et le partage du patrimoine familial respecte la Charte des droits et libertés. » Monsieur Bellavance explique la décision de la Cour et reprend différents passages du jugement, notamment la notion de choix entre les obligations et les mesures de protection du mariage et l’absence de celles-ci dans les unions de fait. À ce sujet, la Cour affirme que des outils s'offrent déjà aux conjoints de fait pour encadrer leur union libre, notamment des ententes de vie commune. « La conclusion de contrats de vie commune permet aux conjoints de fait de créer entre eux les rapports juridiques qu'ils estiment nécessaires sans devoir modifier la forme de conjugalité dans laquelle ils ont situé leur vie commune. » Rappelons que, même si le statu quo est maintenu, les juges étaient divisés sur la question de la discrimination entre les conjoints de fait.

Personnalités féminines d’affaires en 2012

Dans son blogue, Déborah Cherenfant (Les affaires) dévoile son top 10 des femmes d’affaires ayant marqué l’année 2012 au Québec. Cette liste ne se veut pas exhaustive puisqu’elle ne concerne que le monde des affaires. Elle exclut donc le nom des personnalités qui ont pu marquer 2012 dans d’autres secteurs.

Québec lance une nouvelle consultation sur la laïcité

Paul Journet de La Presse traite de la volonté de Pauline Marois de consulter la population une dernière fois avant de déposer un projet de loi visant à créer une charte de la laïcité. Cette consultation sera lancée au printemps ou au plus tard au début de l’été et sera menée par le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville. « En campagne électorale, le PQ avait promis de mettre en place une charte de la laïcité qui proclamerait que le Québec est “laïque”, “neutre par rapport aux croyances ou non-croyances”, et que l'égalité entre les hommes et les femmes prime la liberté de religion. » Pour l’instant, le gouvernement ne peut adopter sa charte puisqu’il est minoritaire et que les libéraux et les caquistes s’y opposent. D’ailleurs, « Le résultat de la consultation risque d'entrer en collision avec une décision récente de la Cour suprême, qui, en décembre dernier, a déclaré que les femmes pouvaient, à certaines conditions, témoigner en cour avec un niqab ».

Travailleuses lesbiennes : la tranquillité du placard

Gwenaëlle Reyt, de la Gazette des femmes, expose dans cet article la double discrimination dont les femmes homosexuelles peuvent être victimes en milieu de travail. Malgré l’adoption de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne en 1977 qui interdit toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle, plusieurs femmes hésitent encore à sortir du placard dans leur milieu de travail. L’article se base sur l’étude Stratégies des travailleuses lesbiennes face à la discrimination : contrer l’hétéronormativité des milieux de travail menée par Line Chamberland, professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). « La situation des lesbiennes est différente de celle des hommes gais, car elles subissent une double discrimination. » En effet, elles doivent faire leurs preuves en tant que femmes puis comme homosexuelles. Elle ajoute que les femmes lesbiennes hésitent à sortir du placard puisqu’elles sont plus protectrices et qu’elles veulent éviter de faire face aux mauvaises blagues et aux préjugés véhiculés par la société. La professeure reconnait toutefois qu’il y a eu des progrès principalement dans les secteurs socioprofessionnels puisque ces secteurs doivent constamment s’adapter à une nouvelle clientèle. « En revanche, dans les milieux plus masculins, comme la construction, ça reste difficile, car un très fort climat d’homophobie règne », souligne madame Chamberland.

 

Ailleurs au Canada

Le salaire moyen grimpe à 911 $ par semaine au pays

Le journal La Presse reprend cet article de La Presse Canadienne qui fait état de la rémunération hebdomadaire moyenne des personnes salariées non agricoles en comparant les mois de novembre et d’octobre 2012. Ce salaire est maintenant de 911 $, ce qui constitue une hausse de 0,5 % et une hausse annuelle totalisant 3,2 %. Les principaux facteurs qui expliquent cette hausse sont notamment la croissance des salaires, les variations de la composition de l’emploi par secteur, par profession et par niveau d’expérience de travail ainsi que le nombre moyen d’heures travaillées par semaine.

Coup d’œil sur la situation des femmes au Canada : sommaire statistique

L’organisme Condition féminine Canada a produit un guide intitulé Coup d'œil sur la situation des femmes au Canada qui « couvre les aspects cruciaux de la vie des Canadiennes et met en lumière certaines données clés, de manière à offrir aux décisionnaires, aux chercheuses et chercheurs, aux évaluatrices et évaluateurs, aux juristes ainsi qu'à d'autres un niveau optimal d'accessibilité et de comparabilité. » Mentionnons que ce guide se base sur un rapport produit par Statistique Canada qui s'intitule Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe, 6e édition.

Le taux de pauvreté infantile menace « le tissu social » canadien

Les affaires propose un article de La Presse Canadienne concernant un rapport du Conference Board du Canada; ce dernier s’intéresse à l’influence des inégalités de revenus et du taux de pauvreté sur le tissu social national. Dans ce rapport, le Canada est comparé à 16 autres pays selon 16 indicateurs socio-économiques. « Bien que le Canada obtienne de bonnes notes dans des catégories telles que la criminalité grave et la tolérance envers la diversité, son classement général de “B” le placerait au septième rang des 17 pays évalués, surtout en raison des forts taux de pauvreté chez les enfants et les adultes. L'étude révèle également que la concentration croissante de la richesse entre les mains d'un nombre réduit de personnes, et le fait que les femmes sont moins bien payées que les hommes pour le même travail, sont d'autres facteurs influençant le résultat peu impressionnant du Canada dans le domaine social. »

L’emploi se contracte au pays

La Presse Canadienne fait état de la situation de l’emploi et du taux de chômage au pays pour le mois de janvier 2013 en se basant sur des données de Statistique Canada. Le taux de chômage a diminué de 0,1 point pour descendre à 7 % en raison d’une baisse du nombre de personnes à la recherche de travail. Au Québec et en Ontario, les taux de chômage ont diminué tandis qu’il a augmenté au Nouveau-Brunswick.

25 ans plus tard, les Prince-Édouardiennes encore privées d'avortement

Gabrielle Duchaine de La Presse signe cet article qui concerne l’inégalité d’accès à l’avortement à l’intérieur du pays, et ce, malgré la légalisation de cette pratique il y a 25 ans. Il y est expliqué que les résidantes de l’Île-du-Prince-Édouard n’arrivent pas à avoir accès à l’avortement, contrairement aux autres provinces, puisque les médecins refusent de pratiquer l’intervention, soit par conviction, soit par peur de représailles.

Faits saillants :

  • Les femmes qui souhaitent avoir recours à l’avortement doivent obtenir l’autorisation de leur médecin pour ensuite se rendre à Halifax;
  • Faute d’accès à l’avortement, certaines femmes vont jusqu’à essayer d’ingérer des produits chimiques ou se frapper le ventre pour provoquer une fausse couche;
  • Un groupe pro-choix a été fondé en 2011 et milite pour convaincre les médecins de pratiquer cette intervention;
  • Trois ou quatre médecins sous le couvert de l’anonymat prescrivent les médicaments nécessaires à un avortement chimique.

L’article se termine par une comparaison de l’accès aux services entre les provinces qui permet de constater que l’Île-du-Prince-Édouard est la seule dans cette situation.


Ailleurs dans le monde


Écart hommes-femmes sur le marché du travail : deux pas en avant, un pas en arrière

Dans cet article, l’Organisation internationale du Travail (OIT) fait référence à son rapport de 2012, Tendances mondiales de l'emploi des femmes qui traite des tendances mondiales en matière d’emploi des femmes, examine les écarts hommes-femmes en matière de chômage, d’emploi, de taux d’activité, de vulnérabilité et de ségrégation sectorielle et professionnelle. En présentant quelques-uns des faits saillants du rapport, l’article expose que « Les inégalité hommes-femmes sur le marché du travail dans le monde tendaient à se réduire au début de la dernière décennie mais l’écart s’est creusé après l’éclatement de la crise en 2007 […] ». Il propose aussi certaines pistes pour contrer les problèmes liés aux écarts entre les hommes et les femmes concernant les aspects mentionnés ci-dessus.

Être une femme d'origine ethnique: double peine au travail

L’Organisation internationale du Travail (OIT) publie un reportage qui explique que les femmes appartenant à des minorités ethniques font souvent face à une double discrimination en raison de leur sexe et leur couleur de peau. Selon le Etnic Minority Female Unemployment : Black, Pakistani and Bangladeshi Heritage Women un rapport parlementaire du Royaume-Uni, le taux de chômage pour les femmes de minorités ethniques était légèrement au-dessus de 14 %, ce qui est plus du double du taux des femmes caucasiennes. L’OIT constate que, malgré la signature en 1958 de la convention (no 111) sur la discrimination (emploi et profession) par 170 pays, la discrimination est encore présente et plus variée qu’auparavant. Lisa Wong, responsable des questions de discrimination à l’OIT, a identifié la discrimination raciale comme une priorité et prépare un guide qui servira à promouvoir la diversité ethnique dans les milieux de travail.

 

AMÉRIQUE DU NORD

Miss Representation (États-Unis)

Jennifer Siebel Newson de l'organisation à but non lucratif Miss Representation a produit en 2011, un documentaire du même titre. Ce dernier dénonce l’image négative des femmes projetée par les médias et son effet sur la sous-représentation de celles-ci dans les postes de pouvoir et d’influence aux États-Unis. Le site de l'organisation comprend plusieurs outils à travers différents onglets (actions pour l’égalité, projection du documentaire, résumé et bande-annonce du film, version adaptée du film pour le milieu scolaire, etc.).

Le Time annonce la nomination d'une femme en tant que nouvelle rédactrice en chef (États-Unis)

Alexander C. Kaufman, de la revue américaine The Wrap, annonce la nomination de Martha Nelson en tant que nouvelle éditrice en chef de Time inc. Elle deviendra ainsi la première femme à assumer ce rôle depuis la création de la compagnie et supervisera notamment les magazines Time, People, Sports Illustrated, InStyle et Fortune.

Un truc ultrasimple pour ne plus jamais discriminer les femmes au travail (États-Unis)

Dans son blogue, Olivier Schmouker (Les affaires) s’intéresse à une étude intitulée When performance trumps gender bias : Joint versus separate evaluation produite par Iris Bohnet, professeure de sciences politiques, Max Bazerman, professeur de gestion des affaires et Alexandra van Geen, une étudiante de Harvard. Cette étude s'intéresse à la discrimination lors d’entretiens d’embauche et propose une méthode pour évaluer les candidats sans les discriminer en fonction du sexe : les entretiens collectifs. Cette conclusion découle des résultats obtenus lorsque les chercheurs responsables de l’étude ont demandé à des élèves de Harvard de jouer le rôle de candidat à l’embauche et d’employeur. Les candidats devaient passer différents tests, par deux fois, pour évaluer leur performance dans des domaines spécifiques : un test littéraire et un test mathématique. Ces deux domaines ont été choisis en vertu des préjugés selon lesquels les femmes seraient meilleures que les hommes lorsqu’il est question de lettres et inversement lorsqu’il s’agit de chiffres. Par la suite, les employeurs devaient faire passer un entretien aux candidats, parfois individuellement, parfois collectivement, en n'ayant sur eux que les résultats de la première série de tests. Leur objectif consistait à identifier de la sorte la personne qui avait le mieux réussi la seconde série.

Les résultats de l’étude :

  • En entretien individuel, 51 % des employeurs ont sélectionné un piètre candidat, dont la performance était inférieure à celle de la moyenne de l'ensemble des candidats;
  • En entretien collectif, ce pourcentage est tombé à 8 %;
  • Les chercheurs expliquent cette différence par le fait que lorsque « l'évaluateur se trouve face à face avec le candidat, il évalue l'autre par rapport à lui-même, ce qui a le fâcheux effet de mettre en branle tous ses préjugés. En revanche, lorsqu'il est confronté à deux ou même plus de candidats à la fois, il a le réflexe de les comparer entre eux, et non par rapport à lui-même, si bien que les préjugés sont aussitôt annihilés ». Conséquemment, en entretien collectif, l’évaluateur « s’attache plus à la performance de chaque candidat […] qu’à l’image qu’il a de chacun d’eux. ».

AMÉRIQUE DU SUD

De jeunes femmes uruguayennes veulent accroître leur engagement en politique (Uruguay)

L’ONU Femmes propose un texte décrivant la situation actuelle des femmes dans la sphère politique en Uruguay. On y apprend que « L’Uruguay occupe la 103e place sur 189 pays dans le classement des nations ayant une participation féminine dans une instance parlementaire […] ». Pour remédier à la situation, une formation de trois mois pour les jeunes femmes âgées de 18 et 30 ans a été mise sur pied. De même, une loi uruguayenne votée en 2009 prévoit l’obligation, pour les partis politiques, de proposer au moins 30 % de femmes sur leurs listes électorales. Il existe également un écart dans la composition de la représentation politique parlementaire du point de vue des générations. « En effet, sur un total de 99 députés, l’Uruguay n’en compte que trois âgés de moins de 30 ans, et tous les trois sont des hommes. »

 

EUROPE

Gender equality in non-governmental organisations (Pologne)

Cet article du European Working Conditions Observatory résume le policy paper on equal opportunities for women and men (in Polish) du Poland’s Institute of Policy Affairs (ISP) qui affirme que la croyance populaire selon laquelle les femmes domineraient les organisations à but non lucratif du secteur tertiaire est erronée. Selon l’ISP, il est vrai généralement que le pourcentage de femmes en emploi dans ce secteur est plus élevé. Cependant, ce sont surtout les hommes qui se trouvent dans les postes de gestion.

Faits saillants :

  • En 2010, 60 % des travailleurs de ce secteur était des femmes;
  • Si l’on exclut le domaine des associations sportives, le nombre passe à 70 %;
  • La proportion des femmes participant au conseil d’administration est de 42 %;
  • La part des femmes dans les activités de gestion est toujours faible, même dans les organisations à majorité féminine. Ce déséquilibre suggèrerait que l'effet de l’« escalier de verre » serait présent également dans ce secteur. En d'autres termes, il pourrait y avoir une tendance à favoriser les hommes par rapport aux femmes dans les postes de gestion;
  • Un autre facteur explicatif serait que les femmes auraient tendance à occuper des emplois exigeant moins de qualifications et avec moins de perspectives de promotion (personnel de nettoyage, assistantes ou employées de bureau, etc.). Cela pourrait indiquer la présence d’un autre mécanisme discriminatoire, le soi-disant « plancher collant ».

France : l’égalité des sexes, « un combat majeur »

Paul Journet de La Presse a rencontré Najat Vaillaud-Belkacem, lors de son passage au Québec; ministre des Droits des femmes, son ministère a été réinstitué après 26 ans d’absence. Elle est la plus jeune ministre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault et en est aussi la porte-parole. Lors de son entrevue, la ministre déclarait n’avoir jamais perçu une différence de regard de la part de ses électeurs contrairement à ses adversaires politiques, ce qui démontrerait, selon elle, que la société évolue plus vite que ses structures politiques. Elle affirme aussi que, malgré la présence de plusieurs lois pour assurer l’égalité des sexes, les sanctions et les processus de contrôle sont « tellement compliqués qu’ils ne s’appliquent pas ». En France, un écart de rémunération de 27 % perdure entre les sexes.

Le taux de pauvreté selon le sexe et l’âge (France)

L’Observatoire des inégalités en France analyse le taux de pauvreté en fonction du sexe et de l’âge selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques de 2010. On y apprend notamment que le taux de pauvreté est supérieur chez les femmes, peu importe la catégorie d’âge. Toutefois, la situation est encore plus problématique chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, période où plusieurs mères célibataires reçoivent une allocation ou travaillent à temps partiel. Elle l’est aussi chez les 75 ans et plus (trois fois plus de femmes pauvres que d’hommes) notamment parce que l’espérance de vie des femmes est plus grande. L’article contient des tableaux et des graphiques permettant la comparaison entre le sexe et l’âge.

Baromètre sur la perception des discriminations dans le travail (France)

L’Institut français d’opinion publique (IFOP) a réalisé, pour l’Organisation internationale du Travail (OIT) et le Défenseur des Droits, cette étude concernant la perception des discriminations dans le travail. L’étude s’est effectuée par téléphone auprès de 500 personnes salariées du secteur privé et 500 du secteur public. L’étude met de l’avant les constats suivants :

  • L’importance et la fréquence des discriminations dans le travail se confirment;
  • Les principaux critères de discriminations cités par les victimes renvoient à l’âge (en particulier dans le privé : 32 % contre 20 % dans le public), le sexe (22 % et 26 %) et la grossesse ou la maternité (21 % et 24 %). Ces deux derniers critères sont à mettre en relation avec le taux de victimes plus important chez les femmes (+11 points dans le privé et +8 points dans le public par rapport aux hommes);
  • Les situations discriminatoires les plus fréquentes concernent les évolutions de carrière, le travail au quotidien, les barrières à l’embauche ainsi que les augmentations de salaire et/ou les primes;
  • La lutte contre les discriminations revêt un caractère prioritaire et nécessaire;
  • Les discriminations à l’égard des séniors sont présentes et considérées comme inacceptables;
  • Il n’existe pas de corrélation entre la taille d’entreprise et les expériences ainsi que les perceptions en matière de discriminations.